‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 135 sur 225 · Arch. nat., AF H, 235, pièce · texte numérisé non relu

Arch. nat., AF H, 235, pièce

a mission s'était de plus en plus limitée à rexéculion ; ordres. Il leur écrit le 13 thermidor (31 juillet) :

is approuvons que Pichegru ait donné l'ordre d'appuyer mées combinées, la droite à Liège et la gauche à Anvers, à ce que les places de l'intérieur soient reprises, que les butions de la Belgique soient perçues, que la Flandre idoise soit réduite et qu'enfin l'on n'ait plus rien à Ire sur ses derrières. Il ne faut pas pour cela que les îs restent dans l'inaction: il faut demeurer en masse sur ou trois points, harceler les ennemis par des détache-

même temps, il faut faire les préparatifs des sièges de 3p-Zoom et de Maëstricht, ostensiblement pour celle-ci qui blement n'aura pas lieu, et très secrètement pour l'autre, re véritable objet est de nous emparer de la Zélande, et cela c'est Berg-op-Zoom qu'il nous faut. Réunissez en ]uence secrètement, mais très activement, les grands is qui sont nécessaires pour une opération de cette tance; fortifiez la citadelle d'Anvers; faites-y faire les iges et toutes les opérations nécessaires pour rendre cette esse inexpugnable.

e ligne allant d'Anvers à Liège cl décrivant un demi- \ vers la France pour laisser Bruxelles en dehors, est la frontière qu'il voulait garder, et il pressait les sentants d'y conformer leur conduite :

système politique à suivre dans les pays conquis est, le nous vous l'avons dit plusieurs fois, de dépouiller le nt de tous les moyens de nous faire la guerre de nouveau, liter au contraire avec certains ménagements les pays •e-Sambre-ftt-Meuse, la West-Flandre, la Flande hollanet le pays de Liège ; de verser partout beaucoup d'assiet d'enlever subsistances, denrées et chevaux ^

notre Meuse à notre Rhin il y avait beaucoup de s à faire encore pour rectifier et assurer la frontière. )t avait voulu, non sans raison, fortifier l'armée du en empruntant 13 000 hommes à l'armée de TOuest,

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â86 LES REPRÉSENTANTS EN MISSION

car ou espérait que la guerre de Vendée était finie; et, par complément, il avait fait venir un représentant que nous avons déjà vu dans la môme région, Bourbolte, l'ami de Rossignol, le protecteur des généraux jacobins. Il lui écrivait le 13 thermidor (31 juillet) :

(iher collègue, [je] t'envoie les cartes topographiques qui te sont nécessaires ainsi qu'au général Dufour, avec une lunette à longue vue, la meilleure qu'on ait trouvée.

Je te félicite sur le succès de la marche et sur le bon ordre de la colonne que tu as amenée de l'armée de l'Ouest. J'espère qu'elle portera le coup de grâce aux ennemis. Prieur va s'occuper de te faire passer trois mille bayonnettes.

Ci-foint ta mission près les armées du Rhin et de la Moselle et l'autorisation de faire indemniser les troupes de la colonne.

Salut et fraternité *.

Il lui donnait une mission facile alors et qui lui promettait les lauriers dont la Vendée avait été pour lui plus qu'avare. Les efforts que les alliés avaient à faire sur la Meuse, de Liège à la mer, leur avaient fait singulièrement dégarnir la vallée de la Moselle. Les armées du Rhin et de la Moselle n'y trouvaient donc plus les obstacles qu'elles y avaient rencontrés autrefois. Les Autrichiens avaient repassé le Rhin, couvrant Manheim avec un poste avancé, à Frankenthal. Michaud suffisait pour les observer ^ Moreaux allait donc marcher sur Trêves, selon le plan convenu. Le mouvement n'avait été différé jusque-là que parce que les hommes de l'armée de TOuest « n'étaient pas encore complètement arrivés et manquaient de fusils ». Hentz qui Tannonc^ait au Comité, le 13 thermidor (31 juillet), ajoutait : « D(;main il s'assemble ici un conseil de guerre des généraux (»t le surlendemain on marchera sur trois colonnes >» pour envelopper la ville ot enlever tous les magasins. Le pays entre Sarre et Moselle était bien gardé; et tout était mis en œuvre pour assurer un plein succès.

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