‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 134 sur 225 · Arch. nal., AFII, 245, pièce · texte numérisé non relu

Arch. nal., AFII, 245, pièce

Va-l-il lo défendre?

l'auroit pas trouvé une municipalité perfide : il n'est pas un dat dans Tarmce qui ne se seroit fait un devoir de le fusil-

A Tarmée du Rhin, Rougemont annonçait à Landau la rohitioii accomplie (15 thermidor, 2 août); Hentz, le 'ouclic proconsul d'Angers, mettait à Tordre du jour la aclamalion de la Convention contre les conspirateurs i thermidor, 31 juillet), et Bourbotle lui-même écrivait 10 fructidor (27 août) au Comité :

Les braves qui composent l'armée de la Moselle applaudisit au supplice de Robespierre.

Ni sur lo Rhin, ni dans la région du Nord, la chute de >bespierro n'avait arrêté le cours de la guerre. La révolu- ►n qui Tiavait renversé n'avait point encore ébranlé Carl. Tau des adversaires du triumvirat dans le Comité. Il nlinuait donc à suivre sur cette vaste frontière le mouve- ?nt des troupes, à contrôler ou à diriger leurs opérations, it par lui-même, soit par les représentiiuts en mission,

à enn^gislrer leurs victoires. Dans les premiers jours

thermidor, Tarmée française ayant pris Fluy, l'ennemi tail relire sur Liège; Cobourg était à Maestricht, ayant n armée cantonnée entre Maestricht et Tongres. Le camp

Nerwinden, qui rappelait la défaite de Dumouriez, avait * abandonné par les coalisés'. Le 9 thermidor (27 juillet),

jour même de la révolution, l'armée de Sambre-elïuse entrait à Tongres, puis à Liège. Le 11 (29 juillet) llet, rendant compte au Comité de cet événement, lui >ait, après le chef d'état-major Ernouf, qu'on n'avait pu mparrr du pont sur la Meuse, les Autrichiens occupant » hauteurs de la (Chartreuse d'où ils bombardaient la ville Lit l\ leur aise. Le représentant se proposait de faire

. Arnn!*o <1«* Saml>re-et-Meiisc, à la date.

î. LeUro «rKrnour, chef (rétat-inajor, au Comité de salut public. (Armée Sambre-et-Meusc, k la date.)

i mission s*était de plus en plus limitée à Texécution ordres. Il leur écrit le 13 thermidor (31 juillet) :

> approuvons que Pichegru ait donné Tordre d'appuyer lées combinées, la droite à Lirge et la gauche à Anvers, i ce que les places de l'intérieur soient reprises, que les mtions de la Belgique soient perçues, que la Flandre doise soit réduite et qu'enfin Ton n'ait plus rien à •e sur ses derrières. Il ne faut pas pour cela que les 5 restent dans l'inaction: il faut demeurer en masse sur ni trois points, harceler les ennemis par des détache-

nrme temps, il faut faire les préparatifs des sièges de p-Zoom et de Maëstrichl, ostensiblement pour celle-ci qui dément n'aura pas lieu, et très secrètement pour Tautre. e véritable objet est de nous emparer de la Zélande, et ela c'est Berg-op-Zoom qu'il nous faut. Réunissez en uence secrètement, mais très activement, les grands s qui sont nécessaires pour une opération de cette ance; fortifiez la citadelle d'Anvers; faites-y faire les res et toutes les opérations nécessaires pour rendre cette sse inexpugnable.

ligne allant d'Anvers à Liège et décrivant un demivers la France pour laisser Bruxelles en dehors,

st la frontière qu'il voulait garder, et il pressait les

entants dV conformer leur conduite :

ystème politique à suivre dans les pays conquis est, 3 nous vous l'avons dit plusieurs fois, de dépouiller le it de lou> les moyens de nous faire la guerre de nouveau, iter au contraire avec certains ménagements les pays e-Sambre-el-Meuse, la West-Flandre, la Flande hollanît le pays de Liège ; de verser partout beaucoup d'assiet d'enlever subsistances, denrées et chevaux ^

notre Meuse à notre Rhin il y avait beaucoup de ; à faire encore pour rectifier et assurer la frontière, l avait voulu, non sans raison, fortifier Tarmée du Ml empruntant 13 000 hommes à Tarmée de FOuest,

mé.i elc Sambr^'-el-Meusc. à la tlalc

sauter le pont et construire une barricade pour protégor la place contre un retour offensif de l'ennemi *. Défendre Liège c'était défendre une amie de la France ; aussi Gillel remonlrait-il au Comité qu'une ville qui avait fait preuve de tant de patriotisme méritait d'être traitée autrement que les autres : ce qui n'empêcha point qu'on ne lui fît des réquisitions assez fortes. Un mois après (21 fructidor, 7 septeiiH bre), la municipalité de Liège, tout en exprimant sa salisfaction de l'accueil fait par Gillet à ses délégués, insistait sur deux points : Tétendue des réquisitions et la pénurie de la caisse. Les Liégeois, disait-elle, savent tout ce qu'ils doivent à la République française, mais tout n'est pas possible *.

Dans la Flandre maritime, Pichegru avait ordonné à Moreau de s'emparer des places et forts qui nous séparaient de la Flandre hollandaise, à commencer par l'Écluse (5 thermidor, 23 juillet), et le 7 thermidor, il écrivait à Jourdan, qui approchait de Liège et avait besoin de son concours pour opérer au delà de la Meuse, que le moment ne lui paraissait pas opportun, tant que Valenciennes, Condé et le Quesnoy étaient au pouvoir de l'ennemi. Il avait d'ailleurs à soutenir son lieutenanl dans la tâche qu'il lui avait prescrite. Déjà Lacombe-Saint- Michel, qui accompagnait Moreau, avait fait une proclamation aux patriotes bataves : car on comptait sur un mouvement révolutionnaire pour aider au succès de nos armes. Le 10 thermidor, Moreau attaqua et prit l'Ile de Gadsan, et Richard écrivit au Comité que les Anglais, évacuant le fort Lillo, s'étaient réfugiés sous le canon de Bréda el de licrg-op-Zoom. Le 12 (30 juillet), Lacombe- Saint-Michcl annonçait que le fort de l'Écluse était investi. Moreau s'en empara le 9 fructidor (26 août 1794).

('arnot poussait volontiers de ce côté où il avait toujours incliné, et c'est à quoi il voulait induire les représentants

\. Armée de Sambre-el-Meuse, aux dates.

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