Armée de la Moselle, à la date
en. XXX. — CAMPAGNE DE 1794 291
Bourbottc était resté. Il avait pris à Trêves les mesures administratives qui suivaient la conquête. Il avait porté à 3 millions la contribution de la ville, prenant pour base^ la contribution de Tancien gouvernement et la triplant; mais il avait accepté, en payement, les assignats, pour ne pas discréditer notre papier nouveau, disait-il : cela diminuait fort le produit de Timpùt; toutefois il faisait espérer un supplément (16 fructidor, 2 septembre).
On n'était point alors fort rassuré dans cette vieille capitale de la Gaule belgique. Les ennemis rassemblaient des forces pour y rentrer. Micbaud Tavait écrit au Comité (9 fructidor, 26 août) \ Moreaux le disait aussi (13 fructidor, 1" septembre), et le Comité à son tour excitait la vigilance des représentants en mission près les deux armées. Fortifier Tarmée de la Moselle qui devait subir le premier cboc, c'est bien ce que voulaient aussi les représentants; mais c'est auprès du Comité que Bourbotte réclamait un renfort de 20 000 bommes ; et le (.omité ne pouvait les prendre à Tarmée de Sambre-et-Meuse qui était h la veille de livrer une grande bataille, ainsi qu'il le disait dans cette môme lettre du 16 fructidor '. Cette bataille se livra, en effet, en avant de Liège et sur la rive droite de la Meuse où Jourdan vint attaquer les Autricbiens dans une position entre la Meuse et TOurtbe : c'est la bataille de rOurthe, qui décida de l'évacuation du pays (2" sans-culottide an II, 18 septembre 179i).
Le Comité, par la plume de Carnot, l'annonça aux représentants près les armées du Rbin et de la Moselle, le 1*^^ vendémiaire an III (22 septembre), et il leur demandait un concours énergique pour affermir cet important résultat :