Armée du Rhin, à la date
2. Armée de la Moselle, aux dates. Cette pièce n'est pas une minute de Carnot; r*est une copie ofi sont reproduits les noms des membres du Ojmité qui l'ont signée; et Ton y retrouve Carnot et Lindet avec Cochon, Fourrroy, G. -A. Prieur, Treilhard, Merlin (de Douai), Thuriot, P.-A. Laloy, Rsrhassériaux.
L'ennemi est en pleine déroute et nous avons lieu d'espérer qu'il effectuera difficilement sa retraite. Nous présumons qu'il la fera par Cologne et qu'il sera poursuivi par une partie de l'aMnée de Sambre-et-Meuse. Il faut, chers collègues, appuyer de tous vos moyens le mouvement de cette armée, en soutenant sa droite et pressant le flanc de Tennemi. Si votre marche est bien d'accord avec celle de Jourdan, il en résultera, nous avons lieu de le croire, une dispersion totale des coalisés et la faculté d'opérer à votre aise dans l'électorat de Trêves, le Luxembourg et le Palatinat, pendant que l'armée de Sambre-et-Meuse se répandra dans le Limbourg et jusqu'à Cologne pour vivre aux dépens de rennemi... Tout nous porte à croire que l'ennemi n'est point en mesure d'effectuer un passage du Rhin avec la moindre apparance de succès... L'armée du Rhin se trouvera donc très en état d'appuyer votre droite * dans le Palatinat. Il ne faut rien exécuter d'important sans le concert des deux armées.
Carnot, Thuriot.
Mais en échange de ces bonnes nouvelles, Michaud n'en avait que de mauvaises à donner au Comité. En ce même temps, il venait d'éprouver lui-même un grave échec. J'ai dit que, depuis quoique temps, il signalait avec inquiétude les mouvements des ennemis, demandant des secours et s'étonnant que le Comité ne lui répondît pas. Le 3« jour complémentaire (19 septembre), dans la lettre où il se plaignait de ce silence, il annonçait déjà qu'une division de l'armée du Rhin, attaquée par des forces supérieures près de Turckhcim, avait dii, après une belle défense, battre en retraite. Le 1" vendémiaire an III (22 septembre), le jour où Carnot annonçait aux représentants près les armées de la Moselle et du Rhin la grande victoire de Jourdan, Michaud lui écrivait qu'il avait été battu et que son aile gauche, séparée de Tarméc de la Moselle, pouvait être tournée à chaque instant *. Carnot (c'est toujours lui qui écrit de sa propre main, au nom du Comité) ne peut s'em-
1. La droite de l'armce de la Moselle, qui était le plus à portée de soutenir Tannée de Sambre-et-Meuse. (Armée du Rhin, à la date.)