Ibid., p
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imaginé un moyen de rendre les fanatiques (catholiqaes) patriotes, c'est de leur imposer la dîme et les charges féodales, telles qu'elles existaient avant la Révolution *.
Il faut dire que si les deux représentants se plaignent de Strasbourg, on n'était pas, dans la ville, plus satisfait de leurs allures et de leurs actes. Ils avaient commencé par bouleverser toute l'administration, prenant pour agents principaux les deux étrangers que nous avons nommés, le jeune procureur général syndic Monet qu'ils mirent, en qualité de maire, à la tète de la municipalité renouvelée, el Euloge Schneider qui, de vicaire épiscopal, devint accusateur public au tribunal criminel du Bas-Rhin, changemeni qui convenait à sa nature *. Ils avaient, non pas seulement destitué, mais expulsé du pays, avec des paroles araères pour la ville tout entière ', quinze des anciens administrateurs du département ou du district, sans leur faire connaître leur dénonciateur, sans les entendre : mesure fort applaudie des Jacobins à Strasbourg et aux environs *, fort approuvée de Bentabole à Paris ^, mais qui excita une
1. Rapport (Je Dentzel el Couturier, p. 108. — Strasbourg, 15 avril 1793. Ibid.j n° 323 : - Les soi-disantes sections de Strasbourg envoient des députés h la Convention, qui ont l'elTronterie de dire que le contingent de cette commune a été fourni dans l'espace de deux jours, avec une collecte pour les volontaires qui se monte à 120 000 livres. - — La collecte pour acheter des hommes, et il a fallu trois semaines pour compléter le nombre d'hommes à fournir. (Anonyme.)