Armée du Nord, 28 septembre
2. Arch. nat., C II, 50, Dossier de la correspondance des représentants en mission, pièce 27.
2â LES REPRÉSENTANTS EN MISSION
Et encore à la même date :
Toute leur route est jalonnée de chevaux morts, et c'est cependant au milieu de ce cimetière que le duc de Brunswick envoyait le plus insolent des manifestes.
Vous pouvez conclure de ces détails que Tarmée prussienne est ruinée; qu'elle ne peut pas hiverner dans les districts de Verdun et Longwy, parce qu'ils sont mangés ; qu'elle ne peut pas entreprendre d'assiéger Méziëres, Sedan ou Montmédi, ' devant une armée victorieuse; qu'elle n'a d'autre ressource que de se retirer tristement ou par le Luxembourg, ce qu'elle ne voudra pas, ou en allant gagner le duché de Deux-Ponts pour hiverner et recevoir ses renforts. Mais je doute que le roi de Prusse veuille continuer une guerre dont le début est si maladroit et si funeste pour lui. Je crois que de sa personne î^ cherchera à regagner Polsdam, que ceci refroidira prodigieU' sèment son amour pour la maison d'Autriche *.
C'est à cette date que la Convention, sur la proposition^ du Ministre, approuvée par le Conseil exécutif, faisait un^ nouvelle répartition des forces militaires de la France *. f^ y eut huit armées :
Nord : La Bourdonnaye ; — Ardennes : Dumouriez; — Moselle (ancienne armée du Centre) : Kellei^mann; — Rhin : Biron; — Vosges : Custine; — Alpes : Montesquiou; — Pyrénées : Servan; — Intérieur : Berruyer,
On y retrouve tous les généraux en exercice, à Tcxceplion de Servan qui échangeait, contre le commandement de l'armée des Pyrénées, le ministère de la Guerre où il fut remplacé par Pache le 3 octobre '.