‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 175 sur 225 · Heilz, Notes sur E. Schneider, p · texte numérisé non relu

Heilz, Notes sur E. Schneider, p

3. Ou Livre bleu, t. 1 (à la suite de la Copie exacte, etc.), p. 21 et suiv.

Sur les registres, voici la note transmise au citoyen Mainoni, agent national du district de Strasbourg, par Hasselmann, ci-devant commis greffier au tribunal révolutionnaire du Ras-Rhin (19 messidor an II, iôid., p. 71) :

* Je m'empresse de répondre à la lettre du 12 de ce mois. Lorsqu'à Tinvasion des ennemis j'étois forcé de quitter ma commune et de me réfugier à Strasbourg, Schneider m'a requis pour exercer les fonctions d'interprète auprès du tribunal révolutionnaire. Je m'y rendois à regret, ayant été au premier coup d'œil convaincu du grand désordre qui régnoit dans toutes les parties, mais surtout dans les registres dont différentes copies étoient plus ou moins exactes. Je faisois au président d'alors la remarque, qu'au

dans les exécutions on peut croire que le commissaire civil ne négligeait pas cet appareil propre à frapper les esprits, (lùt-il accroître les angoisses de ses victimes. Dans les renseignements fournis par la Société populaire de Barr au (Comité de surveillance de Strasbourg sur Schneider (21 germinal an II)*, il est dit d'un condamné : « Le jugement prononcé, il fut conduit, à son de tambour, par les principales rues de notre commune, quoique ce malheureux eût le cœur déchiré par le désespoir et que le lieu du supplice se trouve tout près de la prison '. »

On sait aussi, par des comptes de dépemes et par divers témoignages, comment les juges siégeaient en justice ou so conduisaient au cours de leurs tournées Dans une note du caissier, on trouve, à la date du 7 frimaire (27 novembre) :

A Kamm, aubergiste, pour frais d'un repas, contre quittance 600 livres '.

Dans un autre compte de Weiss, greffier de cette commission ou tribunal révolutionnaire du département du Bas-Rhin :

Pour quatre bouteilles de sirop par ordre du tribunal 32 livres.

Pour quatre bouteilles de liqueur pour le tribunal 30 —

Une paire d'éperons en argent pour Schneider. . 90 —

inoins chaque séance devroit ôlrc signée; mais celui-ci me répondoit que cela n'étoit pas nécessaire, vu «pie tout devoit être traité rcvolutionnaircment, et qu'il ne falloit pas même de registres. Lorsque le citoyen Culmann, de Brumath, aussi réfugié à Strasbourg, a été requis de travailler au même bureau que moi, il étoit très étonné d'y voir tant d'irrégularités, et faisoit au président les mômes observations que moi; sur quoi, les juges ont arrêté que les minutes seront transcrites et qu'on laissera en blanc un certain espace, pour que les juges puissent y apposer leurs signatures. Ce travail a été commencé, mais on ne l'a continué que jusqu'au jugement des boulangers et fariniers, lesquels registres ont été, lors de l'arrestation de Schneider, signés k la liàte et dans le plus grand désordre par les juges présents. »

Signé : Hassblmann.

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