‹ Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en lChapitre 200 sur 225 · IV · texte numérisé non relu

IV

Comité de salut public, montrent qu'il est assez peu content de Tesprit de la province. Le cahier du 14 prairial, notant ses observations, porte :

Que la différence de langage et le fanatisme s'opposent à la prorogation (propagation) des principes révolutionnaires dans ces départements.

Les membres des autorités sont tous riches et liés d'intérêts aux administrés. De là la cause qu'ils ne prennent aucune mesure pour réprimer les abus.

Partout les gens suspects sont en liberté.

11 demande l'envoi de représentants du peuple dans ces départements et que les agents du Comité de salut public, chargés de surveiller les mesures qu'ils auraient ordonnées, soient munis d'une commission ostensible qui ordonne aux autorités constituées de leur présenter toutes les pièces concernant les détenus. Cet ordre n'énoncerait pas l'objet de leur mission *.

Des représentants du peuple, il y en avait; l'objet de la demande est surtout celte « commission ostensible, et cet objet tenu secret » qui leur donnerait pouvoir de tout faire en toute chose.

Dans la note du 27 prairial au même registre, il est dit qu'il a rencontré le représentant Lacoste à Colmar et que l'un et l'autre sont convaincus de la protection accordée par les petites municipalités aux émigrés et à leurs parents, ainsi que de l'urgence de déployer des mesures rigoureuses pour amener dans ce département (le Haut-Rhin) l'action du gouvernement révolutionnaire*.

Il en put témoigner par lui-même. En revenant du Mont- Terrible, il avait passé par Ensisheim incognito :

(Juand'j'y suis arrivé, dit-il dans son rapport, on m'a refusé à coucher et à manger parce qu'on voyait que j'étais Français et que je ne payais pas en argent. Les prêtres, les nobles, les parents d'émigrés, tout jouit de la plus grande sécurité. Le

1. Arch. nat., F^ 4437, llic cahier*vl4 prairial), et la note XX VU, aux Appendices.

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