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CH. XXVII. — 22 SEPTEMBRE 92-lcr AVRIL 93 61
changements dans leur distribution; mais ce fut tout ce qui
en résulta *. » Néanmoins avant son départ on avait fait, sur
sa demande, avancer une quinzaine de mille hommes de
nouveaux bataillons dans la Flandre maritime et vers Mons
etGand; et, lui-même, le 4 février, on le trouve à Ostende.
Èlait-ce en vue de l'expédition de Zélande, ou songeait-on
à attaquer la Hollande même sans plus tarder? Le 7 février,
des citoyens bataves y invitaient encore la Convention, lui
remontrant que si on établissait la liberté en Hollande, les
Français y trouveraient de Targenl, des subsistances, des
munitions et une flotte; et c'est bien ce que disait aussi
Dumouriez. Si Ton voulait entrer en Hollande, c'est par
Maastricht, Venloo et Nimègue qu'il fallait se porter sur
Amsterdam : on évitait les grosses difficultés de Fembou-
chure des fleuves, et Dumouriez en avait eu l'idée; mais
ensuite, comptant sur le soulèvement des Hollandais contre
le stathouder, il avait fait le projet de prendre le chemin
direct, avec 20 000 hommes, laissant à Valence le soin de
surveiller les Autrichiens sur la Meuse, et à Miranda celui
de forcer Maëstricht pour le venir rejoindre à Utrecht.
C'est ce qu'il entreprit, quant à lui, après quelques jours donnés aux préparatifs. Le 17, son corps d'armée entra sur le territoire hollandais. Le 20, il Fallait rejoindre. Ce jourlà, Valence avait une dernière entrevue avec lui à Anvers, d'oii il écrivait au ministre Beurnonville :
Je suis arrivé ici hier au soir, mon cher général. J'ai encore trouvé le général Dumouriez à Anvers, prêt à partir pour une des plus difficiles comme des plus brillantes expéditions dont il soit possible de former le plan. Il réussira. Son génie et son audace en donnent la certitude. Si vous sçaviez ce qu'est cette armée qui va enlever des places, prendre des vaisseaux et parcourir victorieusement la Hollande en revenant sur le Rhin, vous ne penseriez pas, comme Hassenfratz, qu'il y a plusieurs millions de généraux, et, comme Gambon, que Tarmée est tout et que le général n'est plus rien '...