Armée du Nord, aux dales
2. « 11 falloit, disait-il, reprendre le camp de Maulde «; et Tennemi avait une batterie à Anzin aux portes de Valenciennes; et nos artilleurs manquaient de sabres et de pistolets. Dans une lettre écrite le 27 avril, de Lille, à Bouchotte, il dit : • Le général Ferrand, quoique bon patriote et homme de talent, devroit avoir sa retraite. 11 est trop vieux, il n'a pas assez de nerf pour une place aussi importante »» : — il en montra pourtant. — Et jetant ses regards partout : « Veillez de près le général Omoran, les patriotes n'en disent pas de bien. » — Voy. encore, au 28 avril, la suite de ses notes sur le personnel de l'armée. (Armée du Nord, aux dates.)
de volontaires seraient retirés de Tannée du Nord pour se rendre à celle des Côtes recevoir dans leurs cadres les recrues qui sont dirigées sur cette dernière armée. »
Dampierre, du reste, avait compris qu'une affaire générale pouvait être difficilement évitée. L'ennemi pressait Condé d'où dépendait le salut même de Valenciennes *, et dans un conseil de guerre, tenu le 26, où se débattit la question, il se prononça pour l'offensive *.
Les représentants Dubois-Dubais etBriez, qui étaient sur les lieux, eurent la prudence de ne point peser davantage sur la résolution de Dampierre :
Si ce n'est la ville de Condé, nous ne troiwerions pas d'inconvénients à temporiser, car on nous assure que l'ennemi manque absolument de vivres et de fourrages et que, s'il ne comptoit pas bientôt avoir cette place, il se retireroit. Si cependant il persiste, il faudra en venir à l'attaque. 11 s'y attend...
Dampierre craint une affaire générale parce qu'en cas de défaite les résultats en seroient bien fâcheux.
Et c'était bien aussi leur sentiment :
Mais nous voudrions au moins qu'il tourmente Tennemi et qu'il ne le laisse pas s'établir si paisiblement, car depuis le 15
\. Le 23, il avait écrit au Comité de salut public, que Condé était entouré et qu'on ne pourrait le délivrer que par une bataille. (Arch. nat., AF*"!!, i5, à la date.)
2. Dampierre, dit le procès-verbal, est d'avis d'attaquer le flanc droit des ennemis parce que, malheureusement, nous sommes dans la nécessité d'engager une affaire générale... • Mon opinion serait de faire rassembler une force respectable du camp de Cassel et de celui de Lille; ce corps se renforcerait en passant par Orchies, Marchiennes et Hanon. 11 attaquerait Saint-Araand, pendant qu'avec d'autres troupes nous attaquerions Raimes ♦'t Vicogne; de là nous tâcherions de le pousser sur l'Escaut, entre Condé «♦t Valenciennes, p)our avoir la faculté de ravitailler Condé. Je motivai mon opinion sur ce qu'il faut une aiïnire générale pour sauver Valenciennes, dans le cas où Condé serait pris, or il le sera aussitôt qu'il n'y aura plus de vivres. • Un général avait émis le va*u que l'on demandât au Conseil exécutif un ordre positif pour l'attaque ou pour la défense; et Dampierre transmet ce vœu avec le procès-verbal. Mais le Ministre répondit (30 avril) que le Conseil laissait aux généraux le soin de décider. — Voy. la communication du ministre au Comité de salut public : •• Le général doit éviter toute action décisive >*,et la copie de la lettre qu'on doit lui écrire. (AF+II, 45, 23 avril.)
l'on croiroit que nous sommes en pleine paix. 11 nous faudroit un général, pas entreprenant pour risquer le sort de la République, mais chicancux et qui tourmente Tennemi par des ruses et des attaques de postes.
Dampierre était calomnié comme presque tous les généraux. Ils répondaient de sa droiture :
Nous avons reçu la lettre qui contient la dénonciation contre Dampierre. Il est bien difficile d'y croire, après la conduite qu'il a tenue dans la trahison de Dumouriez. Si celui-là étoit un traître, alors il ne faudroit plus se fier à qui que ce soit. 11 est simple, sans ambition, son patriotisme nous paroit bien prononcé.
Mais, ajoutaient-ils, a-t-il tous les talents qui conviennent à un général d'armée? C'est ce que l'avenir justifiera. Cependant il nous semble qu'il seroit possible de tirer meilleur parti de sa position qui nous paroît belle et que la crainte et la méfiance lui empêchent de voir telle. Il faut h un général un certain ton d'audace et de confiance qu'il puisse communiquer à son armée.
Au surplus, nous ne pouvons véritablement bien prononcer sur le compte du général, car il est des militaires instruits qui font cas de ses talents...
Et ils (lisent en finissant :
Nous venons de voir le général Dampierre; il nous paroît presque décidé à attaquer incessamment. Nous vous adressons ci-joint sa profession de foi sur la dénonciation faite contre lui (26 avril) '.
La bataille se livra selon le plan que Dampierre avait arrêté *. Lamarlièrc arriva par Orchies et aborda la droite
1. Le 10 avril, il fut arrùlé par le Comité de salut public (jue Dubois- Dubals et Brie/, seraient rappelés de Valenciennes et remplacés par Belleganle, Cochon et Lequinio. Le 21, il fut définilivcment arrêté que Lesage- Scnault serait adjoint à Duhem et à Gasparin dans Lille; que Bellegarde,. Cochon, Courtois et Le(|uinio se rendraient à Valenciennes. Sur les quatre, deux avaient pour mission de visiter les places d'Avesnes, de Landrecies et de Maubeuge (AF^ II, 45, aux dates.) On voit qu'à la date du 26, Dubois- Dubais était encore h Valenciennes et y remplissait fort bien ses fonctions.
2. Par une lettre du 28, il mandait à Lamarliére de faire venir • trois bons mille hommes de Cassel pour Lille, où leur destination serait indiqucc. »
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de rennemî à Saint-Amand, Tinquiélant pour le camp de Mauldo où il élait établi depuis le 8 avril, tandis que Dampierre devait marcher sur Saint-Amand par Raismeset Vicoigne, et qu'un autre corps s'avançait sur la gauche de Condé. Mais Tennemi ne s'était point laissé tromper par de faussesattaques. Il élait en force, et Dampierre dut se retirer d'Anzin, où avait eu lieu le principal engagement, sur Valenciennes et le camp de Famars (1" mai) *. Les munitions, dit-il, lui avaient fait défaut; les hommes aussi malheureusement, ou plutôt, chez les hommes, la discipline qui fait le soldat. Une lettre de Deville, un des trois commissaires de Tannée des Ardennes, envoyé vers Dampierre par ses collègues, est trop bien d'accord avec les lettres de Carnot, citées plus haut, en montrant tout ce qu'il y avait à faire pour réorganiser nos armées.
Après avoir raconté le combat du i*' mai et signalé aussi,, pour sa part, l'importance que, des deux côtés, on attachait à Condé *, il ajoutait :
Le défaut de discipline rend nos armées nulles ou les empêche de valoir ce que le courage des individus les ferpit valoir. Chez nos ennemis, tout le monde est à son poste, personne ne quitte le camp sans une permission bien nécessaire; chez nous,, au contraire, on va et on revient du camp à son gré, et cela est tel que, le 1" mai, il y avoit plusieurs ofliciers généraux qui ne se sont pas trouvés à Taclion, sous prétexte qu'ils n'en avoicnt pas été instruits.
Il n'y a point d'ordre, ni de police dans Valenciennes; les espions ennemis ont la faculté de s'y introduire librement : aussi dit-on qu'ils savent mieux que nos officiers ce qui se passe dans notre camp et dans cette ville.
Les recrues n'arrivent pas; au lieu de 50 000, on en reçoit 10 000 ou 12 000. Dans le camp près de Valenciennes,
4. Sur celte bataille du !«' mai, voir les lettres de Dampierre (1" mai); de Lesaffc-Scnault et Duhem (2 mai); de Dubois-Dubais et Briez (môme date); de Lamarlière à Boucholtc et au Comité de sahit public : il se plaint d'avoir manqué d'artillerie.
2. « L'ennemi est en grande force auprès de Condé. H s'acharne h prendre cette place parce qu'une fois qu'il en sera maître, il fera facilement de Valenciennes un monceau de cendres. »
Dampicrrc disait avoir compté 10 000 hommes sans fusils. Notre représentant en compte au moins 6 000 :
A Taffaire du 1" mai, quinze cents braves gens ont accepta» à aller au combat sans armes, avec Tespérance d'avoir celles de leurs camarades qui seroicnt ou tués ou blessés.
Ce trait relève bien nos soldats de l'impression que peut laisser l'indiscipline d'un trop grand nombre. Deville rend hommage au patriotisme et au courage des généraux do Tarmée du Nord et des Ardennes; mais ils ont devant eux des forces innombrables :
Je vous avoue, ajoute-t-il, que Dampierre, avec son civisme, ne me paroit pas suffisant.
11 y avait un mal qu'il fallait conjurer avant tout :
De plus en plus la rivalité s'établit entre les ci-devant troupes de ligne et les volontaires;... il y a à craindre que bientôt un soldat de ligne ne rougisse de devenir l'égal d'un volontaire national.
Et il indiquait le remède :
Faire des demi-brigades de deux bataillons de volontaires et d'un bataillon de ligne et faire prendre à tous les soldats de ligne rhabit national *.
La bataille d'Anzin n'était pas une de ces journées qui tranchent un débat. Lamarlièrc pouvait se vanter de l'avantage qu'il avait remporté à Saint- Amand', et Dampierre, tout en convenant d'un léger échec, ne demandait que de la poudre et des boulets pour recommencer sa tentative (6 mai) ^
i. Dépôt de la Guerre, armée du Nord (3 mai). Defrenne aussi, dans une lettre du 1 mai au iMinistre, insiste pour que tout officier porte^ l'habit national, et il montre l'importance d'opérer l'amalgame des troupes de ligne avec les volontaires.
2. Lamarlièrc écrit le 1 mai h Lavalelte : « Je voudrois mon cher La Valette pouvoir m'entendre sur le chapitre de notre gloire; mais hélas!... » 11 parlait de l'afTaire du 1" mai et regrettait qu'on eût arrêté l'ardeur des troupes.
3. Dampierre au Oomité de sûreté générale (peut-être, se rappelant le Comité de défense géndraie, voulait-il dire au Comité de salut public) :
« Citoyens, vous avez appris le léger échec qu'ont éprouvé les armes de la République. 11 était de mon devoir de tâcher de délivrer Condé. J'avais
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Nous avions repris nos positions. L'ennemi ne pouvait se faire gloire que de nous avoir forcés d'y rentrer. Defrenne lui-même ne tirait de cette journée qu'un argument défavorable à la capacité du général. Mais il ne se refusait pas à croire qu'il pût se relever le lendemain, et cela même l'inquiétait :
Gardons-nous cependant, disait-il, en cas de réussite de lui accorder une confiance trop aveugle et de lui donner trop d'éloges : ce seroit nous replonger de nouveau dans l abîme, donner un libre cours à son ambition, s*il en étoit susceptible (Lille, 6 mai).
A Paris on ne s'en gardait que trop. A la veille d'une bataille qui, cette fois, pouvait être décisive, allait-on assurer à Dampicrre les renforts dont il avait besoin? C'est tout le contraire. Le Ministre lui donnait ordre, le 5 mai, de faire partir pour la Vendée la légion du Nord (formée par Westermann), qui était à Valenciennes * ; et le 6, il lui enjoignait de former quinze à vingt bataillons dont les hommes seraient pris, au nombre de six par compagnie, et de les diriger promptement vers la Vendée. C'était le contingent dont on allait faire des bataillons nouveaux, sous le nom de formation d'Orléans, pour combattre les Vendéens *. Tout le monde cependant était désormais d'accord sur la nécessité d'un nouveau combat. On le devait livrer le 6, puis le 7. Le 7, les troupes étaient sur pied. Mais le général eut un doute qu'il voulut soumettre aux représentants; les autres généraux furent de son avis et l'on fit encore rentrer les
pris des mesures qui ont été jugées bonnes par tous les militaires, lorsque la cavalerie n'a pas soutenu l'aile à laquelle elle était attachée et m'a forcé k ordonner de reprendre le camp.
* Je vous demande avec instance de la poudre, des boulets, des fusils et des balles; nous manquons de toutes ces choses; il faut absolument nous en envoyer à Cambray, à Douai et à Dunkerque. »
Dampierre (Autographe).
1. Cette légion avait été organisée par Westermann pour aller combattre en Vendée, et l'on eut sujet de se plaindre qu'il l'eût recrutée dans l'armée active, au grand dommage des régiments.
2. Armée du Nord, aux dates, et AF-*- H, 45, à la date des 2 et 10 mai.
hommes. Le 8 enfin, on attaqua. Mais un coup fatal décida du sort de la journée. Dampierre, qui ne se ménageait point, attaquant du bois de Bonne-Espérance une batterie élevée près de Raisme, eut la cuisse emportée par un boulet. Le lendemain, il était mort *.
A part cet événement funeste, la journée s'était mieux passée que la semaine précédente, à pareil jour, et Lamarlière, qui avait l'avantage de son côté, aurait voulu le pousser plus avant, mais on craignit l'impression faite sur les troupes par le coup qui venait de frapper Dampierre et Ton s'arrêta *.
Le 30 avril, la Convention avait remanié toute son organisation militaire :
1. Tous les pouvoirs délégués par la Convention aux commissaires qu'elle a nommés pour se rendre dans les départements, pour le recrutement, près les armées, sur les frontières, côtes et dans les ports, sont révoqués. Tous les députés qui sont en commission, excepté ceux ci-après nommés, reviendront de suite dans le sein de l'Assemblée.
2. Les forces de la République sont réparties en onze armées.
Les quatre qui touchent à notre frontière du Nord étaient :
L'armée du Nord, depuis Dunkerque jusqu'à Maubeuge exclusivement;
L'armée des Ardennes, depuis Maubeuge inclusivement jusqu'à Longwy exclusivement ;
L'armée de la Moselle, depuis Longwy inclusivement jusqu'à Bitche exclusivement;
L'armée du Rhin, depuis Bitche inclusivement jusqu'à Porren- Irui exclusivement.
L'armée des Vosges, on le voit, s'était fondue, sous Custine, dans l'armée du Rhin.
Quant aux représentants maintenus ou nommés à nouveau, c'étaient :
1. Lellre de Dubois-Dubais cl de Briczau Comité de salut public (11 mai). â. Conseil de Guerre du 9 mai, armée du Nord, à la date.
CH. XXVm. — 1" AVRIL-28 JUILLET 93 93
Près Tarmée du Nord, les citoyens Gasparin,' Duhem, Delbrel, Caraot, Lesage-Senault, Courtois, Cochon, Lequinio, Sallengros, Bellegarde, Duquesnoy, Cavaignac;
Près l'armée des Ardennes, Sébastien de la Porte, Hentz, Deville et Milhaud ;
Près Tarmée de la Moselle, Soubrany, Maribon-Montaut, Maignet et Levasseur (de la Meurthe) ;
Près Tarmée du Rhin, Reubell, Merlin (de Thionville), Haussmann, Ruamps, Pflieger, Duroy, Louis, Laurent, Ritter et Ferry '.
Le nombre des représentants en fut-il diminué? Le Comité de salut public s'était ménagé à Tavance des compensations par cet arrêté du 15 avril :
Il sera envoyé incessamment dans les départements des agents secrets, chargés principalement de transmettre au Comité le véritable état de l'esprit public dans les départements, dans les armées, dans les tribunaux, dans les sociétés, dans les campagnes et dans les villes; lesquels commissaires s'occuperont aussi de rechercher et de recueillir tous les renseignements sur l'état des subsistances, de l'agriculture, du commerce, des manufactures et de tout ce qui tient à la prospérité et à la sûreté de la République.
Les agents seront accrédités auprès des corps administratifs et des commandants nationaux, pour montrer leurs lettres de créance dans le cas où ils seraient arrêtés ou suspectés.
Il y aura neuf agents qui se diviseront les départements, suivant la carte des régions du territoire de la République.
1. Moniteur du 3 mai, t. XVI, p. 281-283. Plusieurs noms sont mal écrits. Par un autre décret, Dubois-Dubais et Briez, qui étaient à Valencienncs, furent maintenus à leur poste (4 mai, Moniteur du (>, t. XVI, p. 307) : ils s'étaient plaints vivement d'un décret qui les avait personnellement atteints (armée du Nord, 24 avril); et un peu après, Cavaignac fut envoyé à Brest et Lequinio, malade, remplacé à Valencicnnes par Gossuin (10 mai, Moniteur du 13, ibid., p. 365). — Le 8 mai, par un arrêté daté de Mézières, Deville, Hentz et Sébastien de la Porte renouvelaient tout le personnel de l'armée des Ardennes :
1* Toutes nominations d'officiers faites par tout général dans les bataillons et escadrons de l'armée des Ardennes, depuis la désertion de Dumouriez, sont nulles, et il est défendu aux généraux d'en faire de semblables;
2* Il sera, le lendemain de la proclamation du présent arrêté, procédé dans tous les bataillons et escadrons, légions et troupes légères, aux élections d'ofticiers de tous grades, conformément à la loi du mois de février dernier, pour toutes les places vacantes. (Arch. nat., AF II, 232, à la date.)
Ils devaient être payés sur les fonds secrets, et choisis par le Comité *.
Et le 3 mai, le Conseil exécutif se faisait sa part aussi :
Vu les circonstances critiques et le grand nombre d'ennemis à rintérieur et à rextérieur,
1® Il sera formé un établissement général d'observations et de correspondance pour tous les départements de la République ;
2** Pour cet effet, les 84 départements seront divisés en 29 divisions, dont chacune comprendra 3 départements.
Suivaient d'autres articles que je résume :
3^ Deux agents seront attachés à chaque division ; 4* Il y en aura 24 dans Paris ;
5" Ils seront nommés sur la proposition du ministre de rintérieur;
6" Ils recevront dans les départements 360 1. par mois ;
7^ Il y aura un bureau particulier au ministère de rintérieur.
Nous en trouverons les effets pour notre région dans la suite de cette histoire..
Perte du camp de Famars. — Retraite au camp de César.
La mort de Dampierre amenait un changement grave dans la direction des quatre armées de la frontière, et suspendait forcément l'exécution de son plan. Custine, appelé du Rhin pour le remplacer dans les armées du Nord et des Ardennes, ne pouvait arriver que dans quelques jours, et Lamarche, qui reçut le commandement par intérim, n'était pas en mesure de rien engager. Mais il fallait se défendre, et ce n'était pas trop des forces dont on disposait pour le moment. Or, malgré les réclamations du conseil de guerre tenu le 9, le décret qui enlevait six hommes par compagnie pour Tarmée intérieure s'exécuta. La frontière était entamée,