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lui de fixer l'animadvcrsîon de la loi, et par sa stupide méchanceté et par toutes les misères que lui et son collègue Dcforgues, ci-devant son adjoint et maintenant ministre des Affaires étrangères, emploient pour obstacuier la marche des succès que Tesprit français permet d'espérer.
Et, en post-scriptum, il annonçait Tarrestation de deux individus, soi-disant commissaires <lu Pouvoir exécutif, qui répandaient dans Tarmée le n" 28 du Journal de la Montagne *.
Ces deux individus étaient Celliez et Compère, son secrétaire. Les deux représentants qui étaient alors à Cambrai, BefTroy et BoUet, les avaient effectivement fait arrêter et conduire à la citadelle; mais ce Beffrov devait être assez suspect, car dans une lettre du M juin il avait défendu Custine :
Observe relativement à Custine, sur lequel on veut jeter des soupçons, que c*cst un homme prudent, sage, très habile, que cependant il surveillera de près; mais qu'il est dangereux d'écouter les ignorants et les intrigants qui occupent les places en très grand nombre et qui portent envie à quiconque s'élève au-dessus d'eux *.
Et il ne pensait guère mieux de Boucholte que Custine lui-même; il écrivait au Comité de salut public :
L'ineptie des bureaux de la Guerre et l'inaptitude du Ministre paralysent tout.
Celliez fut mis en liberté, avec son secrétaire, au bout do quatre jours : mais cela ne le satisfit pas. Il envoya au Ministre l'arrêté des deux représentants avec des annotations marginah^s ^ où s'exhalent son dédain et sa colère :
Considérant...
Que s'ils ont commis l'imprudence de chercher à propager par eux-mêmes des soupçons odieux sur le compte d*un
1. Dépôt de la Guerre, armée du Nord, à la date, et Hist. du tribunal révolutionnaire de Paris^ t. I, p. 250.
2. Arch. nat., AF 11, 232, h la date; et dépôt de la Guerre, armée du Nord, À la date.