Armée du Rhin et armée de la Moselle (26 juillet
de tous les ^ades de Tarmée était une règle généralement recommandée par les représentants au Comité qui ny était que trop porté. Le général La Bourdonnaye, qui déguisait, autant que possible, son origine en signant Bourdonnay^ en indiquait pourtant les inconvénients. Il écrivait le 3 août au ministre Bouchotte :
J*ai écrit au citoyen Pache sur le danger de donner de la suite aux opinions d'Henriot et dllébert sur les cy-devant que Ton veut chasser des états-majors — (impossibilité de les remplacer passablement). — Je vous avoue que je dois le succès réel du â3 à un ci-devant, commandant mon avant-garde ^
Les agents de Bouchotte, fiers de leurs succès sur Custine, tombaient maintenant sur ses lieutenants. Gelliez et Yarin écrivaient de Cambrai à leur ministre, le 3 août, contre le général Paillot de Beauregard :
Nous avons vu ici le général Beauregard qui commandoit cy-devant à Sedan. Il nous a dit qu*il partoit aujourd'hui pour Paris. Nous croyons aussi devoir vous dire ce que nous savons sur cet homme...
Ils l'ont vu dans la campagne dernière, particulièrement à ChàloDS où il a commandé :
Nous avons remarqué en lui un incivisme bien caractérisé et très peu de talent militaire. Sa société à Châlons fut toujours ce qu'il y avoit de plus infecté d'aristocratie *.
Le fameux Ronsin, adjoint maintenant au ministre de la Guerre, envoyé par le Conseil exécutif à l'armée du Nord, lui transmettait cette note sur les généraux :
Leoeneur, ami de Custine, professe les mêmes principes;
Lamarche passe pour ivrogne et a perdu la confiance de la troupe;
Dangesiy lieutenant général d'artillerie, passe pour aristocrate;