Armée du Nord, aux dates
2. Voici le tableau de ces délégations pour la frontière du Nord : Armée du Nord : les citoyens Carnot, Charlier, Delbrel, Servière ; — Briez,
Cochon, enfermés dans Valenciennes.
Armée des Ardennes : Massieu, Cales, Perrin.
Armée de la Afoselle : Richaud, Soubrany, Gentil (du Mont-Blanc).
Armée du Rhin : Montant, Ruamps, Borie, Milhaud ; — Merlin, Rcubell, enfermés dans Mayence.
Les capitulations de Mayence et de Valenciennes avaient rendu à la Convention Briez, Cochon, Merlin (de Thionville) et Reubell. Un peu plus tard (27 août), Dunkerque étant assiégée, on y envoya TruUard et Berlier, députés de la Côte-d'Or (et non Treilhard et Bernier, comme le porte le Moniteur, t. XVII, p. 508). Dans la Collection des décrets de la Convention on lit aussi Treiliiard au lieu de TruU.ird. Mais dans la séance du ii septembre, leurs vrais noms reparaissent au bas d'une lettre du 9 septembre, datée de Dunkerque, dont ils annoncent la délivrance à la suite de la bataille de Hondschoote {Moniteur du 13 septembre, t. XVII, p. 631).
jusqu'après le 9 thermidor, jusqu'au mois de germinal an in inclusivement, pendant près de vingt mois : il figure, sauf les cas d'absence, en tête du procès-verbal des séances depuis le Ht août 'jusqu'au 7 germinal *. Il y était spéciadement chargé de la direction des opérations militaires. On peut donc le regarder comme un représentant en mission permanente auprès des armées; et cela nous autorise à puiser plus largement dans sa correspondance : cx)rres[)ondance soit avec les généraux, soit avec les autres représentants dont les lettres y trouvent d'ailleurs leur complément indispensable.
Les représentants en mission avaient beaucoup h faire auprès <lu général en chef pour seconder son action; et leurs nombreux arrêtés en juillet, en août, en septembre montrent qu'ils ne négligeaient aucun détail du service : recrutement, levée de chevaux, approvisionnements ou réquisitions de toute sorte en vivres, en fourrages, armes, vêlements, munitions ', etc.
Le 4 août, Lacoste et Peyssard, devançant le fameux décret du 23, ordonnaient la levée en masse des hommes de seize à cinquante ans dans les départements situés à la frontière du Nord *. On comprend que, dans cette situation, les commissions aient eu besoin de renforts. Delbrel, Letourneur et Levasseur écrivent de Cambrai, le 2G juillet, au Comité de salut public :