Voy. ci-dessus, p
qu'on appelait renouveler les états-majors. Mais par qui les renouveler? Ici les représentants n'étaient pas toujours «raccord avec le Ministre. Duquesnoy remplaçait quelquefois, de son autorité propre, les officiers que le ministre envoyait. Il écrit d^Amiens le 26 frimaire (46 décembre), avec sa brutalité ordinaire, au Comité de salut public :
Je vous fait passer copie de la aomination que j'ai faite, sur la demande du chef de l'état-major, d'ua adjudant général pour remplacer le monstre Emoinot que le bureau de la Guerre venoit d'envoyer à Pétat-major de Tarmée du Nord.
Je vous engage, citoyens mes collègues, à faire confirmer sa nomination, tant pour ses talents que son patriotisme et sa bravoure. Je vous engage, en outre, à faire épurer les bureaux de la Guerre où il se trouve encore une infinité de Jeans-fo... * qui tous les jours empoisonnent nos armées d'un tas de gredins de leurs espèces...
Et le 17 (27 frimaire), à Bouchotte :
Je t*ai écrit que tu étoit un honête homme, mais que tu étoit encore entouré de Jean f... Eh bien je te le répète encore et si tu ne chasse tous ces intrigants qui sont encore dans tes bureaux, ils finiront par te perdre.
Et Bouchotte lui répond humblement (18 décembre) :
Tu te plains de certains de mes adjoints et de la méchante qualité des gens qui m'entourent, quoi que je sois l'homnie du monde le moins entouré, mais tu ne me cites aucun nom, tu ne produis ni faits ni pièces.
Il le presse d'être plus explicite. Bô, de son côté, en mission avec Hentz près les armées du Nord et des Ardennes, se plaignait, le 28 décembre, que les choix faits par les représentants ne fussent pas encore approuvés par le Comité de salut public :
Les préventions du Ministre sur ce point ne peuvent s'excuser que sur son aveugle confiance dans ceux qui l'entourent. Il semble vouloir lutter de pouvoirs avec les représentants et les contrarier en tout *.
1. Les deux mots sont effacés et remplacés d'une autre main par les mots (Vhoinmes. (Arch. nat., AFII, 242, pièce 255, autographe.