Moniteur, t. XI H, p
3. Les vingt-sept officiers municipaux et notables tle Sedan, le 15 prairial (3 juin 1794). les douze administrateurs des Ardennes quatre jours après, 19 prairial (7 juin). Voy. V Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris, t. IV, p. 6i et 75.
4. Ce sont les six commissaires, tous ensemble (Quinette, Isnard, Baudin, Peraldi, Kersaint et Antonelle), qui, par une lettre du 21 août, demandèrent la réintégration des administrateurs des Ardennes dans leurs fonctions. (Moniteur du 30 août, t. XIU, p. 554.)
cil. XXVI. — FRONTIÈRE DU NORD (aVRIL-SEPTEMCRE 92) 13
que et Bréard (20 août) *. Le vieux maréchal avait hâte d'expliquer la lettre qu'il avait écrite à l'instigation do Lafayelte. Il ne s'était pas compromis jusqu'au point de le suivre dans ses manifestations postérieures et on lui en tint compte alors; mais il avait d'abord hésité à reconnaître la révolution du 10 août; on le disait faible et aux mains des intrigants, ayant un fils dans l'armée ennemie, une grande partie de ses biens au dehors : « Le moment est venu, disait une note du Moniteur, où il faut faire cesser toutes les inquiétudes : c'est trop d'avoir à craindre ses propres défenseurs en même temps que ses ennemis' »; et Scrvan, redevenu ministre de la guerre le 10 août, le remplaça à l'armée du Centre par Kellermann '.
Biron, qui commandait alors l'armée du Rhin, avec Custîne pour lieutenant et le prince Victor de Broglie, comme chef d'état-major, n'était pas encore suspect et ne pouvait rêlre que par son origine : car ses services lui assignaient un des premiers rangs parmi nos généraux. Il reçut pour commissaires, Carnot, Coustard,C.-A. Prieur (de la Marne) et Ritter. Biron accepta la révolution du 10 août; son chef d'élat-major Victor de Broglie aussi, mais avec des réserves qui le firent suspendre et arrêter même pour quelque temps et qui, plus tard, après qu'il avait accepté les faits accomplis, offert son bras à la défense de la frontière menacée, devaient le conduire à l'échafaud *.
Les commissaires envoyés aux armées et dans les départements du Midi donnèrent aussi les nouvelles les phis favorables de leur mission : « Officiers, soldats, citoyens, lous brûlent de mourir pour leur patrie », écrivaient-ils^. On ne s'était préoccupé que de l'intérieur, et les missions