‹ Les reproductions photomécaniques polychromes, sélections trichromes, orthochromatisme procédésChapitre 24 sur 51 · ÉTABLISSEMENT DBS PLANCHES ET IMPRESSION · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENT DBS PLANCHES ET IMPRESSION

ture restent eux-mêmes constants. On pourrait évidemment laisser prendre au papier son jeu ayant de commencer l'impression, et, pour cela, le suspendre dans Tatelier par liasses de lo à 5o feuilles, mais outre l'encombrement qui en résulte, cette manutention supplémentaire estnécessairement onéreuse. On préfère donc généralement empêcher le papier de jouer, en le maintenant constamment en piles, protégées dessus et dessons par une centaine de feuilles de papier ordinaire, de format égal ou supérieur; ces couvertures ne sont enlevées qu'au moment de rouler ; elles doivent être replacées sans délai sur les tablettes de distribution et de réception dès qu'une circonstance quelconque oblige à un arrêt, ne fût-il que d'une minute. Protéger aussi, dans la mesure du possible, les tranches de la pile de papier. Intercaler, en cas de besoin, des feuilles de décharge, mais ne jamais laisser sécher à Tair libre les feuilles imprimées. La température d'un atelier d'impressions polychromes devrait être maintenue constante entre i8° et 20<* C, nuit et jour, dimanches compris ; on éviterait ainsi de nombreux inconvénients, se traduisant toujours par des frais plus élevés que ceux qu'entraînerait un chauffage ininterrompu.

INTfiBPRâTATION MONOGHROMATIQUB 3o3

compte de ce que, comme dans le cas de la sélection, et pour les mêmes raisons (§ 4^) on doit éviter le tramé direct d'après sujets à très grands contrastes.

154. Reproduction orthochromatique da surjets polychromes. — On remarquera tout d*abord que la reproduction orthochromatique exige habituellement l'emploi d'une plaque panchromatique; si, dans la photographie de paysages, on se contente souvent de plaques sensibles au vert, c'est que les objets rouges étant rares dans ce cas particulier, les verdures jouent là le plus grand rôle ; la routine intervient d'ailleurs pour beaucoup dans ce choix, les plaques orthochromatiques ayant été pendant longtemps de qualités très supérieures à celles des plaques panchromatiques.

L'écran jaune idéal serait celui qui, dans un essai spectrographique sur la plaque à utiliser, distribuerait les noircissements proportionnellement à l'acti* vite sur rœil des diverses radiations, ou tout au moins de telle sorte que les maximum du noircisse-ment aient entre eux les mômes relations que les activités visuelles des radiations correspondantes . La compensation aussi rigoureuse d'une plaque photographique par l'écran serait illusoire, en raison des variations que l'on constate, d'une fabrication aune autre, dans la répartition de la sensibilité entre les diverses radiations.

Pratiquement, on se borne à absorber totalement Tultra-violet et absorber plus ou moins complètement une étendue variable des radiations violettes et

INTERPR^TATTON MONOGHROMATIQUB

est donc amené, dans ce cas, à employer des écrans jaunes dont l'intensité de coloration soit notablement moindre.

Des écrans jaunes préparés au moyen du « jaune pour écrans », aux dosages ci-dessous prévus, ou à dosages intermédiaires, suffiront au plus grand nombre des cas *,

I II m

Écrans en gélatine o«»fi^o6p.cmq o""»a5p. cmq imgp.cmq Liquide coloré pour

cuve de lo mm... o*'o6 par Ut, o^rsSpar lit. i gr. p. lit.

^VK3

Page 1