ÉTABLISSEMENT DES PLANCHES ET IMPRESSION
impression on entaille au canif les traits constituant les croix de repère, et par deux coupes obliques, on fait tomber deux des angles droits opposés par le sommet, il est alors assez facile d'amener cette feuille en position correcte sur les autres planches, puisque Ton voit ainsi simultanément les croix de repérage au dos de l'épreuve, et, au travers des ouvertures qui la délimitent, les repères gravés sur la planche. On peut aussi repérer les épreuves à Taiguille (§ 149).
On procède habituellement à une mise en train au moins sommaire, surtout sur presses à platine où l'opération est grandement facilitée, en superposant deux ou trois découpages de papier.
Le tirage des épreuves est toujours très long : une couleur ne peut en effet être tirée que quand la précédente a déjà séché, et ne paraît au toucher ni trop molle ni trop sèche, ce séchage étant surtout très lent pour les couleurs imprimées en dernier lieu, et que n'absorbe pas le papier. Or, les siccatifs altèrent souvent la pureté des nuances, et ne peuvent ddnc être employés *. Le tirage d'épreuves complètes s'échelonne souvent sur deux journées de travail. En cas d'urgence, on peut, après chaque impression, saupoudrer légèrement Tencre avec du talc, dont Texcès est enlevé aussitôt^avec un tampon de coton, en terminant par un essuyage avec une
1. Il semblerait cependant qu'un progrès soit possible dans cet ordre dMdées : une fabrique d'encre, avait, il y a quelques années, établi une série d'encres pouvant être superposées sans délai de séchage, l'encre à imprimer en premier lieu étant très ferme, et les suivantes de moins en moins consistantes, chacune d'elles pouvant ainsi être superposée aux précédentes sans qu'il y ait pénétration mutuelle.