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Divers types de préparations sensibles

— Les préparations photographiques sensibles ont leur sensibilité pratiquement limitée à Tultra-violet, au violet et au bleu, et, sauf le cas d'expositions très prolongées à des éclairages verts ou rouges très intenses, elles peuvent être considérées comme n'étant pas affectées par ces radiations. C'est cependant sur de telles préparations que Ducos du Hau- RON obtint ses premières sélections, et, depuis lors, on a vérifié que des sélections satisfaisantes pouvaient être obtenues sur plaques ordinaires au gèlatinobromure, mais avec des temps de pose dépassant de beaucoup les limites admissibles dans la pratique ^

En fait la sélection trichrome n'est possible que

I. E. Stengbr (Zeits. /. Reproduktionstechnik^ i9o5) a montré que, ayec un jeu d'écrans sélecteurs au travers duquel les temps de pose sur plaque panchromatique étaient i sec. 1/2 sousTécpan bleu, la secondes sous l'écran vert et 35 secondes sous Técran rouge, ces temps de pose passaient respectivement, sur plaque ordinaire, avec le même éclairage, à a secondes, a5 minutes et 5 heures.

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sur préparations sensibles auxquelles a été conférée, par addition à très faible dose de colorants appropriés (sensibilisateurs optiques), une sensibilité satisfaisante pour les radiations vertes et rouges (sensibilité chromatique).

On désigne habituellement sous le nom d*émulsions panchromatiques, les émulsions sensibles, sinon à toutes les radiations visibles, du moins a leur plus grande partie, et qui possèdent par conséquent, en outre de leur sensibilité initiale à Tultraviolet et à la région bleu-violet du spectre, une sensibilité appréciable pour les radiations vertes et pour la majeure partie des radiations rouges (la sensibilité de certaines plaques panchromatiques est limitée entre 6.5oo et 6.700 UA). Les préparations, qui, en outre de leur sensibilité initiale, ont leur sensibilité chromatique limitée soit aux radiations vertes, soit aux radiations rouges, sont dites orthochromatiqufis,

La préparation d' émulsions effectivement panchromatiques est relativement récente, aussi, pendant longtemps, la sélection n'a-t-elle été possible que par emploi, pour chacun des négatifs, d'un type de plaques distinct; on dispose maintenant de préparations dont la sensibilité aux diverses radiations visibles est presque uniforme, et nous verrons que, pour assurer au mieux l'équilibre nécessaire entre les trois négatifs, on a tout intérêt à adopter le même type d'émulsion pour tous les clichés.

Les plaques au coUodion humide n'ont jamais pu être sensibilisées au rouge, et sont donc hors de cause ; si il est possible, dans certaines conditions,de

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négatifs sélectionnés, sans se préoccuper d'abord du tramé ; de ces trois négatifs on tirait, par contact, agrandissement oïl réduction, suivant le cas, trois positifs sur verre S et ces diapositives étaient enfin utilisées», au même titre que d'autres documents en noir et blanc, pour la reproduction tramée.

Cette méthode, exigeant l'emploi de neuf (ou douze) plaques sensibles pour l'obtention de trois (ou quatre) images, était trop lente et trop onéreuse pour les travaux courants effectués à l'atelier ; aussi les premières^ émulsions au coUodion, préparées en vue de la reproduction photomécanique, qui per<* mirent l'exécution simultanée de la sélection et du tramé, eurent-elles une assez grande vogue, malgré certaines difficultés de leur emploi.

Il existe maintenant plusieurs marques de plaques panchromatiques à grain fin et à très grands contrastes (plaques process panchromatiques) de qua» lités parfaites au double point de vue de leur sensibilité chromatique et de leur aptitude à fournir un tramé satisfaisant, n'exigeant en bien des cas l'intervention d'aucun affaiblissement ou renforcement ultérieurs. Bien que ces plaques soient un peu moins rapides (i/3 environ) que les plaques employées pour la sélection non tramée,elles sont encore notablement plus rapides que les émulsions au collodion, et la sensibilité chromatique en est bien supérieure, aussi

I. Les nombreuses tentatives faites pour substituer des épreuves sur papier à ces diapositives, comme document intermédiaire, ont échoué par suite des variations de dimensions des images sur papier, et des difficultés supplémentaires de repérage qui en résultaient.

LES SURPAGBfi SENSIBLES 91

peut-on constater, depuis plusieurs années, une tendance manifeste à la généralisation de leur emploi.

Il est cependant nécessaire de remarquer que la sélection tramée directe ne peut pas remplacer en tous les eas la sélection tramée par voie indirecte, qui reste seule praticable chaque fois que la sélection doit être efiectuée hors de l'atelier, ainsi que pour les sélections d'après nature (natures mortes, pièces de collections, travaux pour catalogues, etc.)*

Enfin la sélection tramée par voie indirecte peut encore être avantageusement appliquée aux repro* ductions de documents à très grands contrastes (certaines peintures à Thuile, par exemple). Dans une image tramée, pour laquelle le temps de pose est imposé par les conditions de formation normale des points, les contrastes extrêmes (rapports des luminosités des <x noirs » et des « blancs i> de Timage) ne dépassent généralement pas i:i5. Si l'étendue des contrastes de l'original est très supérieure à cette limite, la reproduction tramée directe sacrifiera le plus souvent ou les demi-teintes claires qui se confondront avec les blancs, ou les demi-teintes sombres qui se confondront avec les noirs. En passant par l'intermédiaire du négatif à modelés continus et de la diapositive, il devient facile, en réglant convenablement les conditions opératoires, de comprimer les contrastes dans les limites imposées parla reproduction tramée, sans perdre tous les détails à l'une ou à l'autre des extrémités de la gamme.

Dans l'application de la méthode indirecte, les diapositives intermédiaires doivent être exécutées

^ LA IBLBCTION

ment préférée pour les émulsions au collodion, tandis que sur plaques au gélatino-bromure la sensibilisation au trempé donne les meilleurs résultats. Pendant longtemps, les plaques orthochromatiques ou panchromatiques du commerce ont été préparées exclusivement par teinture de Témulsion avant son étendage ; depuis plusieurs années on trouve dans le commerce des plaques sensibilisées au trempé, donnant des résultats au moins égaux à ceux que l'on peut obtenir sur plaques sensibilisées par le consommateur.

En tous les cas, la proportion optima du colorant est extrêmement faible. Un excès du colorant diminue toujours la sensibilité chromatique, car le colorant non absorbé par le bromure d'argent se fixe sur la gélatine ou sur le collodion, et constitue ainsi un écran coloré absorbant précisément les radiations vis-à-vis desquelles Témulsion a été sensibilisée.

Dans le cas de la sensibilisation au trempé, on élimine habituellement Texcès du colorant par lavages, et c'est probablement à ce fait qu'est due la supériorité des plaques ainsi traitées.

Sur plaques rapides au gélatinobromuroi la sensibilité chromatique est généralement inférieure on au plus égale à la sensibilité initiale ; sur émulsions au collodion, dont la sensibilité initiale est très faible, la sensibilité au rouge et au vert est souvent supérieure à la sensibilité au bleu.

45. Influence du développement sur la gradation des contrastes» *^ Toutes les circonstances influant

développement, est habitueUement désignée par le symbole y (gamma) *. r j

Le facteur de développement varie « avec Fémulsion considérée et avec les conditions du développement. 1 Deux emulsions successives d'une même fabrication

sont, à ce point de vue, très différentes, et les déterminations faites à diverses températures ne sont pas proportionnelles ; on doit donc considérer comme pratiquement impossible l'obtention de clichés correctement équilibres si ceux-ci ne sont pas exécutés sur plaques identiques d un même numéro d'émulsion,et développés ensemble pendant le même temps.

^- A titre d'exemple de ces variations, nous reproduisons ci.dessous,d'après les indications desfabricaiits jointes à leurs plaques, les durées de développement, dans un même révélateur déterminé, amenant pour diverses températures, à une gradation normale des contrastes (y — i), sans exagération ni atténuation, sur

r.2' ^1?^^ ^®^ densités comprises dans la portion rectiUirne de la v^^ <^*^ra^téristique, la relation entre chaque Sté 5 et l'éclairage E qui Ta produite est donnée par la formule

D = V log 5.

VirJSf^^^''^ ^ ''''® caractéristique de l'émulslon considérée. 1 inertie, inversement proportionnelle à sa sensibUité. '

2. La variation du facteur de développement (^) avec la durée t du développement est représentée par Pexpressfon

r »^^- ^^^'5^® ^* P^""^ '^'*''*^® ^^^^"' <I"e puisse atteindre le facteur^ de développement après développement indéfiniment prolonge et K un facteur (facteur de vitesse) constant dans des conditions expérimentales déterminées. Les valeurs de v^ varient avec l'émuision considérée, mais sont à dcu nrès ind?

?:ret"s' de K dénende T^ ^" développement: Sis^ que^f^' valeurs de K dépendent des qualités de Témulsion, de son ftire

rlvélateur^'^' '''''* *'' '" concentration et de la températ^e du

98 LJL SbLECTION

contrastées qae les images obtenues sur plaques ordinaires.

Chapman Jones a, le premier, signalé que les divers fragments d'une même plaque, exposés à des radiations différentes puis développés simultanément et pendant le même temps, ne reproduisaient pas de façon identique une même échelle de teintes , les contrastes étant plus accusés au fur et à mesure que les radiations utilisées sont de plus grande longueur d*onde (plus voisines du rouge), sauf cependant dans les régions les plus denses, la densité maxima étant moindre pour ces radiations. Les mêmes phénomènes peuvent être observés sur plaques ordinaires ou sur plaques orthochromatiques ; ils ne peuvent donc pas être attribués aux colorants employés pour la sensibilisation.

Suivant Sheppard et Mkes * , les courbes caractéristiques, établies successivement au moyen de diverses radiations,chaque groupe dressais étant fait sur plaques d'une même émulsion développées simultanément, auraient leurs régions rectilignes parallèles, soit donc même valeur du facteur de développement, mais cette région rectiligne serait moins étendue dans le cas des radiations rouges. La gradation serait donc la même dans les tonalités moyennes^ mais les contrastes seraient atténués aux deux extrémités de la gamme, tonalités claires et tonalités foncées.

iSuivant E. Stkxgbr ^ il y aurait au contraire de

I. Investigations on tlie Theory of Photographie Proctfss,î*art. III, chap.II, p. 297-30^.

a. Zeit. /. Reproduelionstechnik, 1905 cl Procédé, sept, et oct. 1903.

LES SURFACES SEFfôIBLES 99

minimes variations du facteur de développement, ces variations n'étant pas toujours de même sens pour des colorants différents, mais ces différences de gradation seraient assez faibles pour n'avoir pas d'influence appréciable quand le facteur de développement est voisin deTunité. Le tableau ci-dessous donne, d'après les expériences de cet auteur, les valeurs du facteur de développement mesurées sur plaques Perchromo, sensibilisées en émulsion au rouge éthyle.

relatives

Bleu

Vert

Orangé

[oppement

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