UA
53oo UA
58oo UA
:Ji.l4
Les conclusions de Ë. Stbnger sont les suivantes: « EoBRa mis en évidence le parallélisme des courbes caractéristiques pour les maximum de sensibilité (initiale et chromatique) des plaques orthochromatiques ; nos expériences nous permettent de généraliser cette remarque à toutes les autres radiations, à condition que les expériences soient faites, pour chaque radiation, avec des temps de pose suffisants. Toutes les fois que les opérations de sélection tri» chrome seront entreprises sur une même sorte de plaques, traitées dans des conditions identiques, il ne se manifestera jamais d'écarts préjudiciables entre les négatifs sélectionnés si les temps de pose sont convenablement proportionnés. On voit ainsi que la condition indiquée par quelques auteurs.
coïncidence des maximum de transparence des écrans et des maximum de sensibilité des plaques, si elle est avantageuse au point de Tue de la réduction de la durée de pose, n'est nullement nécessaire pour assurer l'identité de gradation sur les négatifs sélectionnés».
Par la suite, C. E. K. Mebs a publié ' les courbes caractéristiques (fig. a6) de plaques Panchromatte Wratten exposées aux trois groupes de radiations 4000-4750, 5200-5700 et 6600-7000 UA, tout en reconnaissant que des différences aussi minimes peuvent être douteuses, en raison de la difEculté des mesures .
48. Halo et Irradiation.— Quand on reçoit sur une plaque photographique, exposée par sa face sensible, rimage d'un point lumineux isolé (soleil ou source de lumière éloignée) on constate que Timage proprement dite est entourée d*une auréole, ou halo, constituant à quelque distance de l'image un anneau, dégradé vers l'extérieur. Ce halo est dû à la réflexion, sur la face postérieure du verre, de la lumière diffusée en tous sens, mais surtout vers Tarrière, par les grains éclairés de Témulsion, ceux de ces rayons arrivant au verre sous une incidence supérieure à 41 degrés environ ne pouvant plus passer du verre à Tair^et étant ainsi réfléchis totalement.
D'autre part, et quel que soit le support de la préparation sensible, la lumière diffusée latéralement parles grains éclairés impressionne les grains voisins, et étale par conséquent l'image proprement dite ; cette irradia-
I. The Process Engraçer's Monthly-y mars 1908, p. 49- Dans ces courbes, le trait plein correspond à la partie rectiligne dont les pentes assignent aux facteurs de développement les valeurs respectives :
Bleu : 1,61 Vert: 1,88 Rouge: 3,0
lOS LA SELECTION
manifeste encore, bien que sous une forme moins caractéristique,partoutoùune région très éclairée de Timage se juxtapose aune région sombre. Les anneaux de halo pour chaque point éclairé ne sont plus perceptibles isolément, mais, en s'enchevêtrant, déterminent un empiétement très appréciable de limage des parties claires sur les parties sombres adjacentes, cet empiétement étant beaucoup plus étendu que celui dû à Tirradiation.Si cet accident ne se constate que rarement sur clichés au gélatino-bromure d*après tableaux ou étoffes, par exemple, où les contrastes entre les lumières et les ombres sont peu étendus, il se manifeste plus ou moins sur tous les clichés de sélection d'après nature, et sur tous clichés exécutés au moyen d'une émulsion au collodion. Le halo est alors d'autant plus gênant qu'il peut se produire en des points différents sur les diverses images sélectionnées, les contrastes de luminosité s'accrdissant des contrastes de couleurs.
Les plaques sensibles, tout au moins en ce qui concerne la sélection d'après nature s'il s'agit de plaques au gélatino-bromure, devraient donc toujours être protégées contre le halo, ce que réalise le contact optique de la face postérieure du verre avec une couche noire absorbante, enduit de dextrine et de noir de fumée, ou pellicule de gélatine noircie. Pour prémunir contre le halo une plaque non protégée par le fabricant, il suffira le plus souvent,pour ce qui concerne les travaux d'atelier, d'appliquer à l'envers de la plaque, en évitant d'interposer des bulles d'air, une feuille de papier noir mouillée d'eau glycérinée.
L'irradiation est assez faible, sur plaques au gélatinobromure, pour n'être pas gênante ; on l'atténue dans les émulsions au coUodion, où elle est souvent considérable, en mélangeant à l'émulsion, outre les cojlorants sensibilisateurs, des colorants ne se fixant pas sur le sel d'argent, et qui, par la légère coloration donnée au collodion, absorbent en partie les radiations diffusées.
Signalons enfin une cause possible de diminution de la netteté des images dans la photographie sur émulsions*
LES SURFACES SENSIBLES Io3
au collodion, toujours exposées à l'état humide : Téva* poration de Teau pendant la pose modifie alors la réfraction des couches d'air en contact avec la surface sensible ; on peut atténuer cet inconvénient par addition de glycérine à l'eau employée au lavage de ces plaques avant leur exposition à la lumière .
49. Voile de fond, — Toute préparation sensible, quand elle est complètement développée, se voile légèrement dans les parties qui ont été protégées contre tout accès de lumière, directe ou difTase, au cours de la pose et des diverses manipulations, ce voile étant d'ailleurs toujours plus intense sur une plaque qui n^a pas été exposée à la lumière, ou, sur une plaque exposée, dans les parties protégées, qu'il ne Test dans les parties où s'est déjà inscrite une image.
Sur les plaques ordinaires au gélatino-bromure de bonne qualité, ce voile est généralement très faible quand le développement n'est pas effectué avec un révélateur trop actif, et que Paction est arrêtée en temps utile. Les plaques au gélatino-bromure sensibilisées au moyen de certains colorants ont une tendance au voile beaucoup plus marquée, surtout quand le colorant a été mélangé à Témulsion avant étendage, ce voile s' accroissant assez rapidement au fur et à mesure que progresse le développement. ' Dans le mémoire déjà cité Ë. Stenger indique eomme valeurs du voile après diverses durées de développement d'une plaque Perchromo :
Durées relatives du
développement i 2 4 ^ 8.
Densité du voile 0,22 o,43 o,83 1,12 i,52
Opacités correspondantes. 1,66 2,69 6,76 i3,2 33,i
104 l'A SELECTION
et comme valeurs de la densité du voile sur uu même type de plaques, sensibilisées dans divers colorants puis développées jusqu'à obtenir le même degré de contrastes :
Plaque rapide non orthochromatisée . . o,3a
Plaque sensibilisée au Pinachrome. . . . 0,4^
— à FErythrosine o,43
— àl'Eosine o.58
— à FHoraocol 0,66
Les plaques lentes, types Process ou Diaposithes^ \ sont beaucoup moins sujettes à se voiler par la sen-
f sibilisation chromatique . Les émulsions au coUodion,
en tant que préparations peu rapides, sont aussi moins sujettes à voiler du fait de la sensibilisation, quand toutes précautions nécessaires sont prises. Le voile tend à noyer les détails les moins éclairés, qui se confondent ainsi avec le noir, et par consé- \ \ quent à fausser les colorations des nuances sombres
*^' ou rompues, et à altérer, dans l'ensemble, les rela-
tions de toutes les valeurs.
On choisira donc, de préférence, des plaques peu sujettes au voile et un révélateur n'ayant pas tendance, par lai-même, à exagérer le voile. Le développement d'une plaque correctement posée doit toujours être arrêté avant que le voile inévitable ne commence à avoir une influence nuisible sur l'image, cç qu'appréciera aisément un praticien exercé. Enfin, toutes les précautions devront être prises pour le choix d'un éclairage de laboratoire approprié à la sensibilité des plaques à manipuler.
io6
ane lacune entre la sensibilité initiale et la sensibilité chromatique *. Employer, en tous les cas, des plaques de fabrication aussi récente que possible.
51 . Les isocyanines et les colorants analogues four> nissent des solutions pourpres, violettes ou bleues ; ces solutions et surtout les solutions aqueuses, s'altèrent rapidement à la lumière et cela,' d'autant plus vite qu'elles sont plus étendues ^. Les acides, et même le gaz carbonique dissous dans toutes les eaux, détruisent QU modifient ces colorants ^, aussi quand on emploie Peau distillée, qui a souvent une faible réaction acide, conseille-t-on généralement Tadditionà l'eaude quelques gouttes d'ammoniaque, pour en assurer la neutralisation.
Plusieurs de ces colorants ne donnent pas avec l'eau des solutions vraies, mais des suspensions d'apparence homogène ; aussi les solutions aqueuses étendues précipitent-elle souvent au bout de quelques jours, même à Tobscurité ; ces fausses solutions peuvent être décolorées par filtration, le colorant étant précipité sur le filtre (ce phénomène est particulièrement facile à constater avec la cyanine et la dicyanine). Avec de tels colorants, la môme filtration se produit à la surface de la gélatine quand on effectue la sensibilisation en solution aqueuse»
I. Tandis que la sensibilité initiale du bromure d'argent s'étend un peu au delà de 5ooo U A, avec qiaximum vers 45oo, la sensibilité initiale du chlorure d'argent a son maximum vers 4a5o et ne s'étend pas au delà de 4800. La sensibilité chromatique ne commence guère que vers 5ooo U A.
a. La décoloration par la lumière est surtout facile à vérifier sur les solutions de ces colorants dans l'essence de térébenthine.
3. R. NAMiAsa cependant constaté que Padditiondei à a grammes d'acide borique par litre de la solution de pinacyanul prête à l'emploi, n'abaissait que très peu la rapidité, sans afiecterplus spécialement la sensibilité chromatique, et permettait d'obtenir des images plus pures. D'autre part, à l'époque où l'on ne disposait que de la cyanine ordinaire^ insoluble dans l'eau pure, on utilisait fréquemment à la préparation du bain sensibilisateur une solution de borax; on pourrait donc neutraliser une eau acide par addition de borax, dont l'excès ne serait pas gênant.
Io8 LA SÉLECTION
à des résultats presque équivalents : après immersion de durée suffisante dans une solution, même très étendue, il y a fixation sur le bromure d'argent d'une proportion définie du colorant, dont l'excès s'emploie en partie à colorer la gélatine ; après un lavage de durée suffisante, cet excès sera éliminé. La teinture prolongée dans une solution très diluée conduira donc aux mêmes résultats qu'une immersion écourtée dans une solution plus concentrée, à condition, dans ce dernier cas, de prolonger - en conséquence la durée des lavages pour permettre Télimination de Texcès du colorant.
Lorsque Ton veut associer les effets de deux sensibilisateurs, choisis de telle sorte que les maximum de la sensibilité conférée par l'un d'eux comblent les minimum ou les lacunes de la sensibilité conférée par l'autre, et inversement, on peut soit plonger successivement la plaque dans deux solutions renfermant chacune l'un des colorants considérés, soit utiliser un bain unique renfermant à la fois les deux colorants. Dans la pratique, ce second mode opératoire est à peu près seul employé. Pour que les colorants associés agissent chacun comme s'ils étaient seuls, il faut que leur constitution soit presque identique (cas du Pinaverdol et du Violet pinachrome, par exemple) ; dans tous les autres cas, les propriétés du mélange sont dominées par celles de l'un des colorants mélangés, avec décalage des maximum (cas du Pinaverdol et du Pinacyanol^ par exemple, oii le Pinaverdol a l'effet dominant) * .
L'addition d'ammoniaque en proportion appréciable
(jusqu'à soo gr. de gaz ammoniac, soit 800 ce. de la
solution commerciale, pour i gr. d'isocyanine) élargit et
accentue les bandes d'absorption du colorant. Les
I plaques sensibilisées dans de telles solutions ammonia-
i cales sont plus rapides, leur sensibilité s'étend davan-
* tage dans le rouge, et les minimum sont moins apparents,
I. A. MiBTHB a indiqué, comme pouvant être avanta^usement mélangé à tous les colorants dérivés des cyanines, le pouge de quinoléine, qui, à dose quadruple environ du sensibilisateur proprement dit, éviterait les voiles et les taches.
LBS SURFAGBS SBNSIBLBS III
coache de gélatine, soit de procéder aa rinçage dans de l'eau alcoolisée ou dans de l'alcool S pur ou dénaturé. L'alcool, concentré ou dilué, employé aux lavages, se teinte très rapidement, en raison de la coloration plus intense des isocyanines en solutions alcooliques, mais il peut servir très longtemps ; il sera bon, cependant, de terminer par une immersion de quelques secondes dans de l'alcool neuf, pour éviter la présence d'un liquide coloré adhérent à la couche au moment du séchage ; quand cet alcool commence à se colorer, on l'employé à renforcer l'alcool de premier rinçage.
53. Les plaques sensibilisées au trempé peuvent,pour les travaux d'atelier, être utilisées humides, sitôt après lavage (on évitera, en ce cas, l'emploi de l'alcool pour le lavage), mais^ d'une part, les plaques employées humides sont moins rapides qu'elles ne le seraient après séchage, et, d'autre part, le gonflement de la gélatine par le liquide absorbé et l'évaporation progressive pendant la pose diminuent un peu la netteté des images.
La rapidité du séchage influe considérablement sur la durée de conservation des plaques et sur la pureté des images, surtout quand la sensibilisation a été effectuée dans un bain additionné d'une proportion notable d'ammoniaque. On doit donc effectuer le séchage en con. ditions telles que les plaques soient sèches en trois ou quatre heures au maximum. Ce séchage ne peut être effectué qu'à une température modérée, 26° C. environ, sous peine d'accroître considérablement le voile ; on utilise donc habituellement une armoire de séchage dans laquelle on réalise soit un courant d'air, appelé par un
I. Quand on procède au lavage dans de l'alcool concentré, ce qui assure un séchage très rapide, Pimmersion dans le bain de teinture doit, quelle que soit sa concentration en colorant, durer au moins 10 ou i5 minutes ; en 3 à 5 minutes, par exemple, la pénétration du colorant et sa fixation sur le bromure d'argent n'ont pu s'effectuer dans toute la profondeur de la couche, mais s'achèvent au cours du lavage et du séchage ; cette diffusion est impossible si la gélatine est brusquement privée d'eau par immersion dans de l'alcool concentré.
112 lA SKLECTION
ventilaleur ou par une cheminée dans laquelle est allumé un brûleur, Tair étant débarrassé des poussières avant son entrée dans Tarmoire par filtration sur tissu ou par traversée d'étroites chicanes enduites de vaseline^ soit une atmosphère sèche, par des matières avides d'eau comme le chlorure de calcium (fondu ou desséché) ou Tacide sulfurique concentré, disposés en cuvettes immédiatement au-dessous des égouttoirs. Dans un appareil où le séchage de plaques lavées à Teau pure exige deux heures, il suffit, toutes autres conditions restant les mêmes, d'environ vingt minutes pour le séchage de plaques lavées dans de l'eau alcoolisée à5o o/o d'alcool.
Les plaques sèches seront réemballées dans les mêmes papiers (maintenus à l'obscurité) et dans les mêmes boîtes que lors de leur livraison par le fabricant.
Tandis que les plaques panchromatiques sensibilisées au trempé par leur fabricant se conservent très longtemps en bonnes conditions^ les plaques sensibilisées par le consommateur doivent généralement être utilisées dans le délai d'un mois ^ ; aussi devra-t-on prendre la précaution d'indiquer, sur les bo!tes,la date de la sensibihsation.
54. Le tableau ci-contre résume les principales propriétés de quelques isocyanines et dérivés analogues,
I. Le yieillissement des plaques sensibilisées aux isocyanines entraîne unediminution progressive de la sensibilité, relativement lente vis-à-vis des radiations bleues, plus rapide pour le vert, et plus rapide encore pour le rouge. Le tableau ci-dessous donne les résultats d'essais effectués sur des plaques au trempé commerciales, conservées sans précautions spéciales, la sensibilité relative étant exprimée en considérant comme égale à loo la sensibilité de la plaque neuve pour chaque couleur.
Plàqdeiveuvb Plaque conservée PEiro AiiT
— imois 3 mois 6 mois ia|mois 941^^^^
Bleu. ... 100 8g 70 64 60 60
Vert. ... 100 89 58 53 5o 38
Rouge. . . 100 74 58 40 3o a5
Les plaques anciennes ne donnent habituellement que des images à contrastes atténués.
il=»
«■ai^iii liiisiis B
jij|i|i||i|, Il
iiiiii 1 mi 1
ii4
employées à la sensibilisation des plaqnes an gélatinobromnre. Les colorants ont été inscrits à ce tableau dans un ordre tel que, dans le cas de mélanges, le colorant dont les propriétés sont dominantes soit le premier inscrit.
Pour ceux de ces colorants fabriqués en Angleterre concurremment avec les fabrications allemandes, nous avons maintenu la dénomination allemande pour faciliter les comparaisons avec les in£cations antérieurement publiées, mais la dénomination du produit anglais correspondant est mentionnée entre parenthèses.
Les emplacements indiqués pour les maximum et mi-^ nimum * de sensibilité ainsi que pour les limites de sensibilité ne sont qu'approximatives ; ils sont en effet sujets à variations suivant le type d'émulsion et les modes opératoires adoptés pour la sensibilisation, et suivant les conditions expérimentales (nature de Téclairage et type du spectrographe employés).
Les deux limites de sensibilité indiquées pour chaque colorantcorrespondent respectivement à une pose courte, et à une pose longue (cas de la pose sous écran rouge).
55. Pratique de la sensibilisation des plaques au gélatino-bromure. — Pour la facilité du dosage des colorants, on prépare, à partir de chacun d'eux, une solution de réserve au i/iooo en dissolvant I gramme de colorant dans environ 600 centimètres cubes d'alcool pur à 90°, chauffé vers 40» C. et complétant à un litre par addition d'eau distillée après refroidissement. Conserver cette solution à Tabri de la lumière.
La sensibilisation sera faite, de préférence, en bain alcoolisé, renfermant environ le tiers de son volume d*alcool dénaturé (ne pas employer les alcools pour
I. Le minimum vers 5.ooo UA, à la jonction de la sensibilité initiale et de la sensibilité chromatique, n'a pas été inscrit au tableau.
LBS SURPAGBS SENSIBLES Il5
moteurs, dénaturés au benzol). L*eau est additionnée d*abord de quelques gouttes d'ammoniaque (un centimètre cube environ par litre d'eau); mélanger alors à Teau la moitié de son volume d'alcool dénaturé. Ce mélange doit être préparé plusieurs jours à l'avance, et décanté ou filtré au moment de l'emploi, de iaçon à n'utiliser qu'un liquide clair. On préparera de même de Teau alcoolisée à volumes égaux d'eau et d'alcool qui sera utilisée, après clarification, pour le lavage.
Deux cas sont à considérer, suivant que Ton procède à la sensibilisation en cuvettes plates, plaque par plaque, ou simultanément pour un assez grand nombre de plaques en cuve à rainures verticales.
Dans le premier cas, pour ne pas prolonger démesurément la durée de l'opération, on utilisera une solution relativement ricbe en colorants; dans le second cas, où les plaques peuvent être abandonnées pendant vingt ou trente minutes dans la cuve, sans astreindre l'opérateur à une présence constante dans le laboratoire, si la cuve est munie d'un couvercle étancbe à la lumière, on pourra utiliser un sensibilisateur très dilué .
Quel que soit le mode opératoire, veiller à une propreté méticuleuse des divers récipients utilisés ; en cas de nettoyage des ustensiles au moyen d'un acide, les laver à Teau ammoniacale, après un premier rinçage à l'eau, et achever le lavage à l'eau pure.
56, — Pour la sensibilisation en cuvette le bain sensibilisateur, à employer à raison de 4^ centi-
nètres cubes par décimètre carré de plaque, tera préparé en mélangeaDt :
d)au alcoolisée (à ij'i d'alcool) pour faire looo ce. îolntion à i/iooo de aensilol violet (violet pina-
chrome) lo ce.
5olutîonài/iooodeaensitolgreeii(piDaverdol). lo ce.
Dans le laboratoire, dont la température ne devra pas être inférieure à 18° ni supérieui'e à sS" G., les divers bains nécessaires étant en place, et l'éclai- [■age étant convenablement atténué, Les plaques seront époussetées et immergées d'un seul coup ians le sensibilisateur; s'assurer que la plaque est imilormément cou verte, éteindre la lumière, et balancer doucementla cuvette pendant trois minutes, après tfsqnelles la plaque sera passée uu instaut sous un [etd'eau puis portée dans de l'eau alcoolisée àenviron 5o 0/0 d'alcool, où elle séjournera de cinq à dix minutes. Terminer par une immersion de quelques secondes dans de l'alcool dénaturé nondilué, laisser égoutter pendant quelques minutes, essayer la face verre et mettre au séchoir.
Les divers bains alcooliques pourront servir un très grand nombre delois; le bainsensibilisatenrdoit être conservé à l'obscurité ; après cbatjne emploi, laportiou usagée doit être reniorcée en ajoutant, par mètre carré de plaques sensibilisées, 16 centimètres cubes de chacune des solutions de ré serve '.
1. Si plusieurs plaques Boat Irailées successivement dans un même bain, DOQ renrorcéapivs chaque plaque,la BensibtlHécbromatique de ces plaques décroît progressivement à peu près comme la série des nombres 100; go : )io : ^ : 60.
LA. SÉLBCTIOH
'jCS pleqnes ayant été époussetées puis engagées icune dans son cadre, plonger ceux-ci dans la ^e de sensibilisateur, soulever et abaisser deux ou lis fois la plaque pourchasser les bulles d'air,s'assu- ' aussitôt que le mouillageestuDitormeet.sibesoia , passer sur la face émulsionnée un tampon de ;oii imprégné du liquide de la cuve; quand toutes plaqnes sont mises au bain, en évitant de trop serrer les unes contre les autres, fermer la cuve 3c un couvercle, etles abandonner pendant environ Lgt-cinq minutes. Après ce délai.oavrir le robinet, ;lé une foi s pour toutes de façon à ce que le liquide icende d'environ 6 à 8 centimètres par minute ; iudre la lumière et, quand l'écoulement est ter- Qé, porteries plaques dansuneautre cuve, renmant de l'eau alcoolisée à 5o o/o d'alcool, où elles oumeront dix minutes, après quoi on procédera, nme ci-dessus, à la vidange lente de la cuve, suyer alors les plaques sur leur face verre, les irer de leurs cadres, et les porter au séchoir. ?our le renforcement du bain sensibilisateur igé,onlni ajoutera, par mètre carré de plaques itées, 16 centimètres cubes de chacune des IX solutions de réserve.
S8. SensibiliBation chromatique des émulins au collodion. — Bien que l'on ait surtout lise jusqu'ici des émulsions commerciales, pour plupart de fabrication allemande, livrées prêtes étendage et accompagnées de solutions seusibiliriees dont la composition n'est pas indiquée, nous >yons devoir insister sur le fait que des émulsions
LES SUaFAGES SENSIBLES ZI9
de qualités équivalentes peuvent être assez facilement préparées. Un mode opératoire détaillé a été publié par A. von Hûbl * ; en suivant scrupuleusement ses indications, on obtient un produit de qualités au moins égales à celles des meilleures émulsions commerciales. Cette émulsion ammoniacale, au chlorobromure d'argent, de grain très fin, est,à Fétat brut, deux lois plus rapide qu'une plaque au coUodion humide ; sa sensibilité s^étend de l'ultra- violet jusqu'au bleu pur, en 4600 uâ, avec maximum entre 43oo et 44^0 1 ^1^6 fournit des images d'une remarquable pureté, se prête excellemment à la sensibilisation chromatique, et n'est que peu affectée par les poussières et les variations de température. La sensibilisation chromatique de cette émulsion a été étudiée, en ce qui concerne l'emploi des isocyanines, par E. Stengkr et H. HELLER,à qui nous empruntons un grand nombre des indications ci-après.
Le mode de sensibilisation qui a été reconnu le plus avantageux consiste à mélanger, en proportions convenables, une solution alcoolique (ou hydroalcoolique) du colorant à Témulsion brute, mesurée après agitation vigoureuse assurant l'homogénéité ; le mélange est agité énergiquement, coulé sur glaces (i), et, sitôt que l'émulsion a fait prise, la plaque est lavée à grande eau pendant deux ou trois minutes, pour éliminer l'excès du colorant ; elle est alors exposée humide.
I. Dos Atelier des Pkotographen, 1904, p> 4 ; Le Procédé^ mai et juillet 1904. pp. 65 et 97 ; voir aussi, dans cette dernière revue, des notes complémentaires, juin 1904, p. 90 et janvier 1905, p. 4*
9. On recommande souvent d'étendre sur la glace une souscouche d'albumine, de gélatine, ou de caoutchouc.
laO ' LA SELECTION
Le tableaa ci-après résume les indications relatives à remploi d'un certain nombre de colorants ; tenir compte de ce que, sur émulsions au collodion, les isocyanines ' ne permettent que difficilement Tobtention des images à très grands contrastes exigées dans le cas de la sélection et du tramé simul* tanés, et, même pour le cas d'images à demi-teintes, on préfère souvent s'abstenir de leur emploi. Pour la sélection non tramée, on se trouvera bien de remploi du mélange prévu de jaune thiazol G et de Rouge glycin prévu au tableau; pour la sélection tramée, on emploiera avantageusement le mélange prévu de Monofluorescéine et de Violet d'éthyle, et, pour accroître encore les contrastes de limage, la plaque sera, sans rinçage intermédiaire, portée dans une solution neutre de nitrate d'argent, à 2 grammes par litre, et exposée imprégnée du sel d argent, le lavage à Teau élant fait seulement avant de développer ^
Le mélange de l'émulsion et des colorants ne se conserve généralement en bonnes conditions que pendant un délai assez court, variable suivant les colorants employés, aussi est-il de règle de ne colorer que la quantité d'émulsion nécessaire aux besoins d'une semaine.
1. L'addition de fluorescéine (a5 ce. d'une solution alcoolique au i/i5o«par litre d'émutsion) ou de jaune thiazol dans les proportions prévues au tableau, donne, dans le cas d'emploi des isocyanines, des plaques d'une plus grande pureté, sans modifier de façon appréciable ni la sensibilité chromatique ni la sensibilité initiale.
2. Si l'émulsion ainsi colorée tend à voiler dans les premiers jours de son mélangée aux colorants, on lavera la plaque, après la pose, dans de l'eau acidulée par environ i 0/0 d'acide acétique avant de la laver à grande eau.
sensibUlM
chromaUqiiB
de l'n».K.
d. 1. pliqnB