‹ Les Réservoirs du Virus de la PesteChapitre 6 sur 22 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

La Peste n’est pas une maladie éteinte. C’est un volcan, dit Pariset, qui, allumé au temps de Justinien, jette des étincelles et menace de faire explosion.

Ses atteintes n’ont pas épargné FAfrique du Nord et, depuis notre occupation, elle a été constatée en Algérie en 1903, en 1907 et en 1911, frappant les villes avoisinant la côte et les ports. « Récemment, dit Heckenroth, son allure est dévenue plus sérieuse et le rombre des décès est passé de 14 en 1919 à 2 en 1920 et:à 98 en 1921.

Nous avons eu, en 1922, l’occasion d’en observer une petite épidémie à l'Hôpital Civil d'Oran, dans le service de M. le D’ Wagner, pendant un stage d’internat bien trop court à cette excellente école, mais suffisant pour que nous gardions un inoubliable souvenir de la cordialité avec laquelle nous y fûmes reçu. C'était la première fois que nous nous trouvions en présence de cette infection au si triste renom, et nous en avions conservé une si vive impression que nous fûmes très heureux lorsque notre maître, M. le Professeur agrégé Tanon, nous suggéra l’idée de faire, de

l'étude des Réservoirs de virus de la Peste, le sujet de notre thèse,

En nous permettant d'exposer le résultat de $es travaux personnels, en nous associant à quelques-unes de ses recherches, M. le Professeur Tanon nous a témoigné une confiance dont nous sommes infiniment touché. I] nous a largement ouvert les portes du Laboratoire de Médecine Coloniale, ses conseils éclairés nous ont été d’un précieux secours, et c’est grâce à sa bienveillance qu'il nous a été donné de mener à bien ce travail. Nous ne saurions l’en remercier suffisamment : aussi nous bornerons-nous à lui exprimer notre très vive reconnaissance et notre respectueux attachement. |

M. le Médecin-major Léger, Directeur de l'Institut de Biologie de l’A.O.F., nous a permis de puiser dans ses travaux qu’il nous a obligeamment communiqués. Qu'il veuille bien agréer, avec nos sincères remerciements, l'hommage de notre respectueuse gratitude.

M. le D' Dyé, chef des Travaux pratiques de Bactériologie à l’Institut de Médecine Coloniale, nous à facilité nos recherches. Nous lui adressons nos très vifs remerciements, ainsi qu'à notre ami, le D' Henri Cohen, qui a bien voulu prendre, à notre intention, les deux photographies que l’on trouvera plus loin.

M. le Professeur Teissier, dont nous avons suivi l'Enseignément clinique à l'Institut de Médecine Coloniale, a bien voulu accepter la présidence de cette thèse, C’est pour nous un très grand honneur dont

ous sentons tout le prix et que nous n’oublierons pas.

SPAS

Arrivé au terme de nos études médicales, après la dette de reconnaissance, que nous nous plaisons à reconnaître, envers tous nos Maîtres à qui nous devons l: peu que nous savons, il ést pour nous .un autre devoir, aussi agréable à remplir. Nous ne saurions, en effet, omettre de remercier tous ceux qui, parents ou amis, de près ou de loin, se sont intéressés à nous et, en particulier, nos compagnons d’études André Dijian, pharmacien de 1" classe; les docteurs J. Beaupuy, M. Besson, H. Cohen, J. Krief, interne des Hôpitaux de Paris; G. Lévy; notre excellent ami J. Kalfon et nos amis de toujours, dont les encouragements nous ont été si précieux; nos cousins Maurice et Paul Karsenty, Amram Darmon, Fernand Mouty, MM. Jacques Laïk et Marcel Hazan. Qu'ils veuillent bien, tous, trouver ici expression de notre profonde et inaltérable arñitié. | A. K.

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