PLANCHE III
2, Cellules de Paneth.
ConpriomE (cellules intestinales de Cobaye).
Formot sale 10 %.
Inclusion au Polyvinyle.
Coloration à l'Hématéine phospho molybdo-michkélique.
Paroi des villosités.
Dans les techniques habituelles, au contraire, toute la réussite dépend du chromage, dont la valeur ne peut être jugée qu'après inclusion — c'est-à-dire alors qu'il est trop tard pour le modifier.
Appliquée aux coupes à la paraffine, cette méthode ne donne aucun résultat. Tout au plus dans des organes comme le rein ou l'intestin, on remarquera que les zones occupées par le chondriome prennent une coloration bleue diffuse, sans qu'il soit possible d'identifier les éléments mitochondriaux. Mais, chose curieuse, les coupes par congélation donnent également de mauvais résultats, non que la morphologie du chondriome soit altérée, mais le cytoplasme se colore dans ce cas intensément et la différenciation du chondriome est alors très difficile.
Ce n'est pas la place, ici, de nous étendre sur le mécanisme de cette coloration ; disons seulement qu’elle nous paraît se faire par l'intermédiaire d’un constituant lipoidique. En effet, si l’on fixe directement par l'alcool ou le . dioxane, aucune coloration n’est possible. Ce constituant lipoïdique qui, au moment de la fixation par le formol s'adsorbe sur les protéines au point de ne plus se dissoudre, et ceci sans chromage, dans le dioxane et l'alcool, est-1l le même que celui par l'intermédiaire duquel se fait la coloration de Regaud ? Cela ne semble pas car une pièce fixée au formol et traitée par l'alcool re peut plus, malgré un chromage ultérieur, montrer son chondriome par la méthode de Regaud.
L'inclusion à la paraffine déterminerait la fusion et la diffusion de ce constituant.
La: congélation, respectant les lipoïdes du cytoplasme, il n’est pas étonnant alors que la différenciation du chon-
No
driome deviennent difficile sur un fond qui prend luimême — bien que moins fortement — la même coloration bleue.
Telle est l'explication que nous avons imaginée pour expliquer les faits constatés. Nous n’accorderons ici, à ces vues théoriques en marge de notre sujet, qu'un intérêt épisodique pour retenir ces deux importantes constatations :
1° Le chondriome, contrairement à l’opinion courante, n'est pas détruit par les solvants gras après une simple fixation au formol, sans chromage.
2° L'inclusion au polyvinyle n’altère pas le chondriome fixé au formol neutre à 10 % et non chromé, puisque sa coloration est encore possible après une telle inclusion. L'inclusion à la paraffine, au contraire, dans les mêmes conditions le détruit. Ce sera là. croyons-nous, la meilleure preuve que nous puissions fournir de la haute valeur cylologique du procédé d’inclusion que nous avons décrit.
Conclusions
I. — La polymérisation en vase clos de l'acétate de vinyle additionné de 3 % de peroxyde de benzoyle, par chauffage de 48 heures à 37°, puis de 48 heures à 56°, donne une masse transparente qui peut jouer le rôle de masse d’inclusion pour la confection de coupes histologiques.
II, — Les coupes ainsi obtenues sont minces ; elles se collent et se colorent sur lames ; leur adhérence au verre est considérable. {
IT. — T1 n'y a aucune tendance à l’effritement ou à ia désagrégation des coupes, tant lors de la coupe qu’au moment de l’étalement. Les dispositions de l'anatomie microscopique sont donc parfaitement conservées.
IV. — La conservation cytologique est excellente et, en tous points, comparable à celles des coupes obtenues par congélation. Le chondriome est notamment conservé sans chromage. Après simple fixation au formol, il peut être coloré par une solution fraîche d’hématèine, mordancée par une solution phosphomolybdonickelique.
V. — Les coupes, collées à la lame, ne montrent presqu'aucune rétraction par le chauffage, d'où l'utilité de la
méthode en microincinération.