‹ Les responsabilités de l'année terribleChapitre 25 sur 66 · DISPARUS · texte numérisé non relu

DISPARUS

Capitaine

Lieutenants . .

Sous-lieutenants

Troupe

Totaux. . . .

Total général

(Timbre.

Armée du Rhin

4® corps.)

Le 4« corps allait donc se trouver considérablement en retard parla faute de son chef. Les autres, quoique ayant traversé la Moselle bien avant lui, se virent arrêtés court lorsqu'il leur fallut s'engager dans les rues étroites de la vieille ville. Le' grand état-major général, qui avait cependant con-

naissance des ordres de marche du mare'chal, n'avait rien fait pour débarrasser les voies de communication à suivre de l'encombrement causé par tous les bagages, tous les convois de l'armée et par toutes les voitures des habitants de la banlieue de Metz. La Garde elle-même, composée d'hommes d'élite, au milieu desquels la discipline était dans toute sa force, où régnait l'ordre le plus parfait, partie le 14 de ses positions sur la rive droite à huit heures du soir, immédiatement après le dernier coup de canon, n'arrivait au poste qui lui avait été assigné sur la rive gauche, que le 15, à huit heures du matin.

Le maréchal put voir de quels bons vouloirs il était entouré en se rendant au quartier impérial de Longeville, où il ne parvint qu'en pleine nuit et à grand'peine, pour rendre compte à l'empereur du combat qui venait d'avoir lieu.

Immédiatement introduit dans la chambre où, souffrant, Napoléon III était couché, et accueilli par son souverain avec son affabilité habituelle, il lui exprima ses inquiétudes pour les journées suivantes, les Allemands ayant trouvé libres les routes qu'ils avaient à suivre pour prendre position entre Meuse et Moselle et, par conséquent, sur notre ligne de retraite. Il lui fît part ensuite des douleurs qu'il éprouvait par suite de l'éclat d'obus qu'il avait reçu* et, craignant de ne pouvoir supporter les allures du cheval, il le pria de le faire remplacer.

DE l'année terrible. 13o

Savait-il enfin que, aux yeux de ses principaux subordonnés, il avait obtenu le commandement grâce à la pression exercée par Jules Favre, Ernest Picard et tutti quanti ? On a quelque motif de ne pas le croire, car il a dit plus tard que s'il eût connu cette pression, il n'aurait certainement pas accepté. Un refus eût été, en effet, pour lui le seul parti à prendre, et l'on comprend que la calomnie ait pu prétendre que le maréchal Bazaine avait noué des relations pleines de promesses avec les députés de l'opposition.

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