‹ Les responsabilités de l'année terribleChapitre 49 sur 66 · POUR LES OFFICIERS PRISONNIERS DE GUERRE A MAYENCE · texte numérisé non relu

POUR LES OFFICIERS PRISONNIERS DE GUERRE A MAYENCE

Le texte est à la fois en allemand et en français.

1. Tous les officiers qui, après la signature de la déclaration d'honneur, écrite pour Mayence, veulent prendre leur séjour ici, doivent suivre les instructions suivantes :

2. Les officiers peuvent se loger à leurs frais en ville, ou seront casernes. Des écuries pour les chevaux ne pourront point être données.

3. L'adresse du logement doit être remise par écrit au gouvernement, et le changement de domicile sera annoncé le jour même également par écrit.

4. Chaque officier peut à son aise loger un {sic) ordonnance chez lui, pour la nourriture duquel [sic] il lui sera payé par mois 6 thalers, savoir 2 thalers tous les dix jours. Les officiers supérieurs, ou ceux qui ont des chevaux, peuvent loger deux ordonnances, mais ils ne recevront la gratification que pour un seul; le second ordonnance est entièrement nourri par son officier.

Les officiers sont responsables de leurs ordonnances. Ceux des officiers qui ne veulent pas garder leur ordonnance chez eux, n'en pourront obtenir qu'autant qu'on pourra les loger dans les casernes destinées aux ordonnances. Il faudrait donc peut-être qu'un ordonnance serve deux officiers. Les ordonnances sont casernes et

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nourris dans la Sclilosscaserne, et se trouvent sous la surveillance d'un sous-officier prussien.

Les ordonnances sont attachés au premier dépôt des prisonniers français ; toutes les demandes des officiers, relativement aux ordonnances, doivent être adressées à M. le lieutenant-colonel de Gaffron, qui demeure Ludwigsstrasse, 8, et dont les bureaux se trouvent Neue Universitâtsstrasse, 17.

Tous les ordonnances doivent être munis d'une carte de légitimation, qui leur sera donnée par M. de Gaffron.

5. Tl est permis aux officiers de mettre la tenue bourgeoise.

Les ordonnances seront toujours en uniforme.

Ceux de ces messieurs qui sont prisonniers de guerre par la capitulation de Metz, pourront porter leurs épées; en tout autre cas, il est défendu de porter des armes.

6. Les officiers peuvent circuler à leur aise, du réveil jusqu'à dix heures du soir, dans les limites que Son Altesse le gouverneur leur a imposées. Les ordonnances ne doivent plus quitter la maison après sept heures du soir.

7. En cas d'alarme, aucun officier français ne doit se montrer dans les rues, ni en uniforme, ni en bourgeois. Même défense pour les ordonnances.

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