‹ Les ressources de Quinola: comédie en cinq actes, en prose, et précédée d'un prologueChapitre 58 sur 132 · SCÈNE YllI · texte numérisé non relu

SCÈNE YllI

FAUSTINE, FRÊGOSE.

FRÉGOSE

£n allendant le maître, vous tâchiez de corrompre le

\'alcl.

FAUSTINE

Une femme doit-elle perdre Thabitade de séduire?

FRÉGOSE

Madame, vous avez des façons peu généreuses : j'ai cru qu'une patricienne de Venise ménagerait les susceptibilités d'un vieux soldat.

PADSTIXE. N

Eh! monseigneur, tous tirez plus de parti de vos cbeveux blancs qu'un jeune homme ne le ferait de la plus belle chevelure, et vous y trouvez plus de raisons que de... {Elle ril») Quittez donc cet air fâché.

FRÉGOSE

Puis-je être autrement en vous voyant vous compromettre, VOUS que je veux pour femme! N'est-ce donc rien qu'un des plus beaux noms de riialie à porter?

Le trouvez-vous donc trop beau pour nne Brancador ?

FRitGOSE.

Vous aimez mieux descendre jusqu'à un Fontanarès.

FAUSTINE

Mais s'il peut s'élever jusqu'à moi, quelle preuve d'amour! D'ailleurs, vous le 'savez par vous-même, l'amour ne raisonne point.

FRÉGOSE

Ah ! vous me l'avouez.

FAUSTINE

Vous êtes trop mon ami pour ne pas savoir le premier mon secret.

FRÉGOSE

Madame!... oui, l'amour est insensé, je vous ai livré plus que moi-même! Hélas! je voudrais avoir le monde

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pour vou« l'offrir. Von» ue savez donc pas que TOlre galerie de lableaux m'a coûté presque toute ma fortune?

FAUSTINE

Paquita.

FRÉGOSE

Et que je vous donnerais jusqu'à mon honneur.

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