SCÈNE XV
Les mêmes, SARPl.
sARpi , à Lolhundiaz* Vous et avec votre fille , seigneur Lolhundiaz?
LOTHUNDIAZ.
Elle a mis pour prix de son obéissance à se rendre au couvent, de venir lui dire adieu.
SARPI
La compagnie est assez nombreuse pour que je ne m'offense point de cette condescendance.
FONTANARÈS.
Ah ! voilà le plus ardent de mes persécuteurs. Eh bien ! seigneur, venez-vous mettre de nouveau ma constance à répreuve?
SARPl.
Je représenle ici le vice-roi de Catalogne » raonsieiir, et j'ai droit à vos respects... {A don Ramon.) Étes-vous content de lui?
DON RAMON
Avec mes conseils nous arriverons.
SARPI
Le vice- roi espère beaucoup de votre savant concours.
FONTANARÈS.
Rêvé-je? Voudrait-on me donner un rival ?
SARPI
Un guide , monsieur, pour vous sauver.
FONTANARÈS.
Qui vous dit que j'en aie besoin ?
MARIE
Alfonso , s'il pouvait vous faire réussir.
FONTANARÈS.
Ah ! jusqu'à elle qui doute de moi.
MARIE
On le dit si savant!
LOTHDNDIAZ.
Le présomptueux ! il croit en savoir plus que tous les savants du monde.
Je suis amené par une question qui a éveillé la sollicitude du vice-roi : vous avez depuis bientôt dix mois un vaisseau de l'Ëtat, et vous en devez compte.
FONTANARÈS.
Le roi n'a pas fixé de terme à mes travaux.
SARPI
L'administr.ation de la Catalogne a le droit d'en exiger un , et nous avons reçu des ministres un ordre à cet égard... (Mouvement de surprise chez Fontanarès,) Oh ! prenez tout votre temps : nous ne voulons pas contrarier un homme tel que vous. Seulement, nous peusons que vous ne voulez pas éluder la peine qui pèse sur