‹ Les restes de la guerre d'EstampesChapitre 43 sur 101 · AMOVREVX REPENTIR · texte numérisé non relu

AMOVREVX REPENTIR

Ovy i'allois te percer le sein ;

Mais i'en ai perdu le dessein,

Quand ie l'ay veu si plein de charmes;

Bel écueil baigné de mes larmes,

Battu de soupirs et de flots

De mes inutiles sanglots,

Est-il donc vrai que tu respires i

Et peut-estre que tu soupires ?

Non, c'est vne erreur de mes yeux;

Ce n'est qu'vn marbre, ou la figure

Qu'anime vne douce imposture

Par des ressorts ingénieux.

Tu veux que ie te frappe? ha! l'amour m'en dis-

[pense !

C'est vri coup pour lequel il se doit seul armer ; Pour moi ie ne veux point de plus grande ven-

[geance A son tour comme moi, que de le voir aimer.

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