AMOVREVX REPENTIR
Ovy i'allois te percer le sein ;
Mais i'en ai perdu le dessein,
Quand ie l'ay veu si plein de charmes;
Bel écueil baigné de mes larmes,
Battu de soupirs et de flots
De mes inutiles sanglots,
Est-il donc vrai que tu respires i
Et peut-estre que tu soupires ?
Non, c'est vne erreur de mes yeux;
Ce n'est qu'vn marbre, ou la figure
Qu'anime vne douce imposture
Par des ressorts ingénieux.
Tu veux que ie te frappe? ha! l'amour m'en dis-
[pense !
C'est vri coup pour lequel il se doit seul armer ; Pour moi ie ne veux point de plus grande ven-
[geance A son tour comme moi, que de le voir aimer.