‹ Les restes de la guerre d'EstampesChapitre 45 sur 101 · DIFFERENTE POESIE · texte numérisé non relu

DIFFERENTE POESIE

le ne touche, pour tes Amours, Que doucement mon luth, ou bien ma Cornemuse :

Mais la Trompette, et les Tambours, Feront pour tes combats, moins de bruit que ma Muse

DISCOVRS D'VN BLESSE'.

Dieux ! que ie suis heureux d'auoir esté blessé

Par ma cruelle Pulcherie,

Ce n'est plus vne raillerie, Ce sang en est la preuue, et ce corps tout percé,

Vous pleures, obiet qui m'enflame ?

Qu'auez vous donc fait de nouueau ?

Le mal qui paroit sur ma peau.

Est moindre que celui de l'ame : [coups.

Dans ce miroir sanglant confrontés vos beaux Vous n'auez rien frappé que ce qu'on voit à vous ;

Vostre iuste arc, et vostre iîeche

Ont fait où ils deuoient leur brèche, Et vos mains ne pouuoient iamais acheuer mieux ;

Tous ont suiui par là le stile de vos yeux.

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