‹ Les restes de la guerre d'EstampesChapitre 61 sur 101 · MANDER, AYMER · texte numérisé non relu

MANDER, AYMER

Que t'ay-ie fait, ingrate Muse !

Hé quoy, ne me connois-tu plus ?

Pour enfin ne faire que flus,

Regarde combien d'encre i'vse.

Souuiens-toi qu'autrefois la force de mes doigts A sceu mettre l'Hermite, et Corneille aux abbois.

le n'entreprends pas un ouurage,

Pour qui te faille découcher ;

Il ne te couste qu'à cracher,

Vn ieu d'amant, vn badinage :

Fais viste vn beau desordre, au suiet d'vn beau nom. Mais en le renuersant ne dis rien que de bon.

Ha ! bouffonne, ie t'entends rire,

De grâce, prens pitié de moi

Celle à qui i'ay voué la foy.

Est l'obiet qui me fait écrire.

De grâce, du secours... mais ie sens m'enflamer. Et que ie ne puis mieux, que lui Mander, Aymer.

de la Guerre d'Estampes. 93

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