‹ Les restes de la guerre d'EstampesChapitre 68 sur 101 · ACTION SVRPRENANTE DE DIOGENE · texte numérisé non relu

ACTION SVRPRENANTE DE DIOGENE

Diogene voyant un certain mal-adroit, Qui tirailloit à la rondache, Pour se moquer de ce brauache, S'encourut sans rien dire, et s'y planta tout droit, Tous ceux qui regardoient furent dans la surprise, C'est, dit-il, que i'ay peur ailleurs d'estre attrapé. Et ie suis très-certain, puisque c'est là qu'il vise, Que ie n'y seray pas frappé.

DV MESME

Parlons encor' de ce vieux fou.

Il fut trouué faisant, ce que l'ordure, on nomme. Sans s'estonner, dit-il, c'est que ie plante vn homme.

Comme qui planteroit vn chou.

DE L'INGRATITVDE DES AVEVGLES.

Dieus ! quel bruit, comment cegueus meugle. En demandant la charité i Ma foy, puis que c'est vn aueugle, le pers ma bonne volonté. [tendre,

Quelque aumosne qu'on puisse à ces ingrats là Ils voudroient vous avoir veu pendre.

D'VNE PLAISANTE GVEVSERIE.

Qve la femme d'Ormire, a le teton mal fait, Tout y pend, tout y plisse, et tout y fait grimace : Les passans là dessus ont dit vn fort bon trait, Il est riche, et pourtant réduit à la besace.

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