‹ Les restes de la guerre d'EstampesChapitre 93 sur 101 · BORNE' A AYMER · texte numérisé non relu

BORNE' A AYMER

leunes feux, dont mon ame autrefois a brûlé. Vous estes tous esteints, vous ne pouués plus luire, Ou du moins vôtre éclat est si fort reculé, Que ie ne m'en sers plus qu'afin de me conduire. Vn obiet plus puissant m'a donné dans les yeux, le ne vis que pour luy, tout luy sert de litière, La foy que je luy voue, a pour autheur les cieux. Et ne doit point finir qu'à mon heure dernière : Son nom mesme en désordre, a de quoy me char-

[mer, Etie trouue pour moy qu'elle est born' à aimer.

(i) Cette épigramme est incomplète, le dernier vers manque.

AVTRE, VNE ADORABLE.

Ingénieux amants, esprits intéressés,

Dont le crayon est vn oracle, Neantmoins qu'vn beau nom a mille fois forcés,

A faire vn monstre d'vn miracle.

De grâce, suspendes ce petit point d'honneur, Qui voit d'vn œil ialoux, vn estranger bon-heur,

Pour sacrifier à ma gloire

Des aueux deubs à sa victoire.

Quoy que l'hypocrisie ose par vanité

Se promettre auecques ses Bulles, le ne scaurois traitter que de diuinité

La beauté qui l'est sans scrupules :

Mais pour ne rien donner à mes affections Le hasard souscrit mesme à ses perfections,

Par vne rencontre agréable.

Il la change en vne Adorable.

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