IMPORTATION (VALEDR EN MILLIONS DE FRANCS
I8SS IHI IH9 IMS IMS IM«
Fer et acier S.8 6.2 25.6 6.9 3. 6.7
Fonte brute 8.4 '13. 2S. 17. 3.3 S.9
Tissus de laine 20.6 41. 33. 38. 43.
~ de coton 9.4 U. 8.7 10.5 23.2
-- delinnlichanvre. 13.9 13.5 12.5 13.4 14.8
Tout se réduit donc pour le fer et la fonte à des quotités insignifiantes, et pour les tissus à une A-action minime de la production énorme, développée à l'intérieur. Qu'est ce 70 ou 80 millions de tissus, en présence du chiffre total des importations qui monte i. près de deux milliards huit cents millions en 1866 et qui dépasse 'rois milliards en 1867 1 Et combien ces chiffres paraissent restreints, quand on songe que nous avons exporté en 1866 pour : 301 millions de tissus de laine, 86 millions de tissus de colon, 31 millions de tissus de lin et de chanvre, tandis qu'en 18S9, les chiffres correspondants étaient seulement de Itfl) millions pour les tissus de laine, 67 millions pour les tissas â« colon, et 13 millions pour les tissus de lin et de chanvre.
répartition de la population laborieuse de la France (i), afin que vous soyez convaincus que
Nous doDDonfi aux annexes un tableau destiné à faire connaître le mouvement des importations et des exportations (commerce spécial), en les classant par principales catégories.
Nous y ajautoDS un autre tableau indiquant, de 1861 i 1867, l'augmentation éprouvée, tant à l'importation qu'à l'exportatioD, par les divers produits fabriqués.
(1) L'immense majoriié de ceux qui travaillait s'appliqaenl à des services ou à des produits consommés sur place, au tbr et à mesure de leur création. Pour ceux-là, l'essentiel est de ne pas voir l'influence des douanes peser sur les conditions esseotielles de la production. Nous en dirons autant des fonctionnaires, ingé- -nieurs, savants, écrivains, rentiers, de ceux qui transportent et qui distribuent les produits, etc. Les industries qui se font illusion sur les résultats du régime protecteur sont peu nombreuses, elles ne renferment pas le vingtième de la population et encore elles contiennent des catégories considérables qui souffrent par contrecoup des taxes levées sur les objets du dehors, dont elles pourraient utilement se servir; elles perdent à un régime qui établit une succession £j)usive de droits prétendus prolecteurs.
Nous n'avons pu qu'effleurer les sophismes produits par la théorie de la protection, sophismes politiques sur l'indépendance du pays, sophismes stral^ques sur les besoins de la défense, sophisnaes philanthropiques, relatifs au sort des ouvriers.
Un mot encore au si^el de ces demiei's : on prétend déCmcIre leur salaire, contre qui? Contre ceux qui, en Angleterre, perçoivent un salaire plus élevé et qui travaillent durant moins d'heures de la journée. — Ne voit-on pas qu'il n'y a qu'une manière sérieuse d'exercer une protection efiîcace, c'est d'accroître l'habileié par l'instruction, et de feciUter l'apport des denrées, des matières premières et des substances alimentaires.
Le traité de 1S60 a alfranchi beaucoup de matières premières ; le revenu du Trésor a dû en souffrir, mais l'industrie ne peut que s'en féliciter.
Nous reproduisons aux annexes le tableau des matières premières nécessaires à- l'industrie . dont les droits ont été réduils ou supprimés par suite du traité de 1866.
la presque totalité de cette population voit ses iatérôts les plus chers liés à ceux de la liberté commerciale.
La conclusion naturelle qui se présente, c'est que, tout eu observant les mesures de prudence destinées à faciliter la transition d'un régime à un autre, nous devons persévérer dans la voie ouverte en 1860. N'abandonnons pas les conquêtes acquises, il ne faut sous aucun rapport rétrograder vers le passé.
Ce qu'il importe d'assurer de plus en plus c'est la libre disposition des fruits du travail et la libre circulation des hommes, des idées et des produits.
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