MOCVEHENT DE LA. POPULATION
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PopuIaUon agricole U.993 19.064 19.873 19.896
PopnlaUoniDdustHeUe-corainercUae. . 9.183 IS.WS 11.8S9 13.770 frofessioDs libérales virant de leur
revenu 3.483 3.261 3.435 3.607
Sus profession ou pas consUtée. . . 1.023 1.4S3 1.317 1.090
PopulaUoD 35.783 36.012 37.386 38.067
NOMBRES PROPORTIOtWELS SDR UNE SOHHB DE 10,000.
Agriculture S.146 5.294 &.316 8.149
Industrie, Coromeree 3.895 3.3SB 3.440 3.617
ProléssioDs libérales Tirant de leur
Sans profe»
L'industrie métallurgique, la fabrication des métaux par 151 mille individus, sur lesquels on n'en trouve que 60,000 qui exercent directement le travail; la fabrication des objets en métal, l'industrie du cuivre, ces industries qui ont tant progressé dans ces dernières années, el qui certes ne redoutent pas rapplication de la liberté, comptent plus de 120,000 personnes.
L'industrie du bois. . . . 286,000 personnes,
La céramique 236,000 —
Les produits chimiques, un des objets dont l'exportation qui s'accroît le plus et pour lesquels la prééminence est acquise à la France, 73,000.
L'industrie du bâtiment à elle seule compte 2,261,000 personnes.
L'industrie de l'babillemeut et de la toilette, industrie très-modeste en apparence, qui exporte et n'importe guère, comprend 2,108,000 individus,
L'industrie de l'alimentation 1,700,000 ~
Et l'industrie des moyens de transports 426,000 —
Les autres industries comptent un nombre moindre.
Je vous ai indiqué seulement les catégories principales ; elles militent toutes en faveur do la persistance dans les voies ouvertes par le traité de 1860.
Ge traité, j'ai essayé de vous en faire comprendre l'esprit, de vous en faire connaître les principales dispositions. Ce qu'on a voulu y trouver ne s'y rencontre nullement. Il ne consacre pas le litre échange; il essaie d'établir des relations commerciales plus faciles et plus fécondes ; c'est tiE premier pas dans une voie meilleure. On doit le défendre comme on salue l'aurore d'un jour meilleur ; les reproches adressés au traité de 1860 tomhent à faux.
11 afiranchit les matières premières ;
11 substitue à la prohibition des droits protecteurs;
11 conduit à l'extension des moyens de transport et à des avances consenties pour renouvellement de matériel.
Les maux dont on a voulu le rendre responsable sont étrangers à la lettre et à l'application de ce traité.
Je vais finir comme j'ai commencé, par une citation de Turgot : C'est un des hommes dont on devrait étudier et approfondir les écrits , un des hommes de tête et de cœur dont la France peut le plus s'enorgueillir.
n écrivait au docteur Josias Tucker, avec lequel il entretenait une correspondance active, à une époque où l'Angleterre était plus arriérée encore en matière de liberté commerciale que nous ne le sommes maintenant ;
« Je vous avoue que je ne puis m' empêcher d'être étonné que dans uue nation qui jouit de la liberté de la presse, vous soyez presque le seul auteur qui ait connu et senti les avantages de la liberté du commerce et qui n'ait point été séduit par la puérile et sanguinaire illusion d'un prétendu commerce exclusif.
» Puissent les efforts des politiques éclairés et humains détruire cette abominable idole qui reste encore après la manie des conquêtes et l'intolérance religieuse, dont le monde commence à se détromper ! Que de millions d'hommes ont été sacrifiés à ces trois monstres. »
Le régime exclusif, la jalousie commerciale, voici un des monstres dont pariait Turgot ; il est à demi renversé, ne le laissons pas se relever, ne prenons pas la triste responsabilité de la perle de millions d'hommes qui seraient entraînés sur les champs de bataille pour la défense d'inlérèts étroits, de ces intérêts exclusifs, qui peuvent être ceux de quelques individus, mais qui ue sont pas ceux de la nation.
Il faudrait avoir le talent prestigieux de M. Thiers pour tenir ses auditeurs en haleine pendant quatre ou cinq heures, afin de développer d'une manière plus complète une matière aussi importante. J'ai dû, me restreindre,, j'ai pris conseil de mes forces et des limites de
votre atlenlion, il a fallu beaucoup élaguer, beaucoup sacrifier.
Je me suis appliqué uniquement aux points culminants delà question ; j'ai montré que le régime commercial actuel avait accru les ricbeases de la France ; j'ai relevé la marcbe suivie par notre commerce depuis 1860 (l) ; j'ai insisté sur la
(1)0 importede décomposer les éléments de l'importalioa étrangère pour se rendre un compte exacte de rinfluence qu'elle peut eiercer.
A entendre le«i plaintes qui éclatent, on serait tenté de croire que la fonte, le fer et les tissus du dehors envahissent notre marché dans une progression rapide. Rien n'est plus inexacte qu'une semblable hypothèse, il suffit pour l'écarter d'étudier la marche des importations depuis 18S7.