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Villa Saint-Martin, Abord-à-Plouffe, près Montréal ADMINISTRATION :
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C'est la condition naturelle des peuples jeunes de
se modeler sur leurs aînés. Heureux sont-ils quand ils meilleurs traits.
fermées plus tard
Le XXe siècle œuvre n'avait core traversé J“ au début de 1
Il publia, ls même année, sur l'œuvre des retraites, une brochure per-
ui nous sauvera’’: Les — nous unes res de 9 Pour composer cette te, ,
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l'un des côtés du ses Îles, ses voiles manoir n'offrait
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une Peu grande aussi et bien hum bien pauvre 8e al plus que Bethléem, „ anareth. Mais le cœur de l’homme est ainsi fait que
et il s'attache plus aux lambeaux de la pauvreté .
n le 2 eux chargé de « douce souvenanroq
uerie. On s'y rendait de Montréal
par le fleuve. Cette Promenade d'une heure en bateau était d'ordinaire plus gaie au retour, surtout pour les nouveaux qui, en descendant le fleuve, semblaient
sérraient les retraites dans des limites passablement étroites, à savoir, du milieu de mai à la fin d'octobre.
Cependant, dès la traitants "'cheminère
première année (1910), 164 rent vers la Broquerie. Qui
Nous touchons ici au point capital de la question‘
5 Le but des retraites fermées, on le sait de oft est de -broduire, de façonner une élite. 2 où Pas de ces élites à
8, voire tes,
8 rien: mais un-noyau d'hommes vigoureux, es ee libérés de tout respect humain, auxi-
liaires dévoués du clergé, travaillant avec lui, et souvent
| sur la terre,
dis-je, au ‘règne individuel et social de Jésus-Christ
- Ques sont en général pratiquants: les principaux de- * doe la | s’accomplissent avec une régularité
privée, l’autre publique, mais à la faire une; bref, il 7 apprend le sens complet de la vie.
L'expérience faite, notamment en France et en Belgique, guida immédiatement dans ce sens le direc-' teur des retraites fermées. Les groupes s’organisèrent, et des 164 retraitants de la première année à la Broquerie, 7 étaient prêtres, directeurs des Ligues du Sacré- Cœur, 16 avocats ou notaires, 21 médecins,-16 chefs de groupes des Ligues du Sacré-Cœur, 7 instituteurs, 19 ouvriers, 21 membres de l'A, C. J. O., ete. Ces mêmes groupes et d’autres encore revinrent les années
en 1912 et de 363 en 1913 donnant pour les quatre annses un total de 1065, répartis en quatorze groupes différents.
Inutile de rappeler ici, je suppose, l'impression profonde produite sur ces hommes, à mesure que la retraite avance, à mesure que les grarides vérités des Exer-
eices de saint Ignace, entendues bien des fois auparavant dans les 3er mons, dans les missions de paroisses, mais jamais avec cette suite parfaitement. ordonnée, Jamais au milieu d’un tel recuëillement, et jamais surtout approfoncies Par un effort personnel comme dans ce tôte-à-tôête avec Dieu, à mesure, dis-je, que ces vé-
rités empoignent l'âme, la retournent, la détachent, a
on; qu'ils ignoraient les conséquences du Credo catholique, dont l’une des premières est un bon Conji-
bruit, s’agrippe au bois opiniatrement. Les fruits demeurent. Fruits individuels : tel cet avocat qui écrivait après sa retraite : « Jusqu'à présent, dans l’accomplissement de mes devoirs religieux, je n'ai pensé qu’à moi; à partir d' aujourdhui, j'y mets le prochain, » Fruits de plus grande portée : telle cette paroisse, voisine de Montréal, d’une tenue fort ordinaire avant l'ère des retraites fermées, aujourd’hui paroisse modèle par l'excellent esprit de ses membres, la fidélité à leurs. devoirs privés et publics, leur activité sur tous les champs de l'apostolat. Le chanoine J.-T. Savaria, leur curé, causant quelque temps avant sa mort de ces retraites dont il avait été le premier à se servir, disait à ses con- 8 : « À mon avis, il n'y a pas de moyen plus court, plus facile, plus efficace pour réformer une paroisse. C'est l’œuvre par excellence. »
t organisé, ce organisé. Dès les premiers temps de la Broquerie, : on s’en préoccupa; les retraites par groupes professionnels se pretaient admirablement à cette étude. De la
sortirent toutes armées pour le travail et la lutte trois
On aura peut-être remarqué tout à l’heure, dans le nombre annuel des retraitants à la Broquerie, un écart par trop léger entre les années 1911 et 1912. C’est dû à l'inauguration des retraites à Ottawa (1911) et
à Québec (1912), deux essaims vigoureux de la ruche
mere. A Ottawa, la Congrégation des Oblate de Marie Immaculée qui, de tou: temps et d’après le vœu de son fondateur, s’est occupée de l’œuvre des retraites en
tous de l’A. C. J. C., comme en 1909 les douze du Sault-
au-Récollet. Depuis, chaque sts, l’œuvre a fonctionné régulièrement, en contribuant pour sa part au total général des retraites le chiffre de 425.
Les mêmes religieux, établis au Cap-de-la-Made-
ine, y commencèrent en 1915 l’œuvre des retraites
fermées. Encouragée par l’évêque des Trois-Rivières -
et le curé de la cathédrale, l’œuvre n’a point cessé depuis de fonctionner avec les plus heureux résultats.
En 1891, les Pères de la Compagnie de Jésus fon-
. Paroissiale en 1909; la résidence elle-même s’augmen-
tait de plusieurs Pièces, chapelle, chambres, ete.; de sorte qu’en 1912 les Québecois pouvaient inaugurer à leur tour les retraites fermées collectives. Comme à Ottawa et à Montréal, le succès fut immédiat, Elles se firent au début pendant les seuls mois de l'été; aujourd’hui c’est en toute saison. Le relevé du nombre des retraitants depuis la fondation de Manrèse donne un total de 2400, dont 2000 depuis 1912.
commerce de la Beauce organisèrent une retraite fermée à Sainte-Marie : ils étaient vingt-cinq. L'an
passé, ce furent deux retraites qui se tinrent au même endroit sous le toit hospitalier du collège dés Frères des Écoles chrétiennes : la première fut suivie par dixhuit voyageurs, la seconde par des marchands de bois au nombre de seize. L'élan est donné. ;
La métropole des cantons de l'Est inaugura chez
elle les retraites fermées, le 22 juin de l’année dernière.
on pouvait s’y attendre, l'A. C. J. C. ouvrit
de feu : dix-huit. jeunes Sherbrookois répondirent à
l'appel de leur aumônier et se réunirent au collège des Frères du Sacré-Cœur.
Mais c'est Chicoutimi qui remporta la palme avec ses trois retraites de 1918. Plusieurs groupes déjà étaient descendus à Manrèse. On s’avisa que le temps était venu d'établir l’œuvre dans la ville elle-même. Le succès répondit pleinement à l'attente de Mgr I've.
8 que de Chicoutimi et de ses prêtres. Le grand sémi.
naire, mis à la disposition des retraitants, en vit accourir vingt-sept à la première retraite, celle des profes-
sionnels, vngt-sept aussi À la seconde, composée d’hom-
mes d' affaires; à la troisième, plusieurs durent être refusés, faute de place. Puis eut lieu une réunion extraordinaire de tous les retraitants, où fut établie une association destinée à promouvoir l'œuvre des retraites
‘fermées et les intérêts locaux de la religion. Composée
du maire, d’un député et d'un bon nombre d’autres hommes influents de cette ville progressive, véritable
Reine du Nord, il est permis de concevoir les plus belles
Une autre heureuse initiative de l’année dernière fut la retraite anglaise du mois d’août au collège Loyola, à Montréal. Les catholiques de langue anglaise avaient
déjà fait plusieurs retraites collectives à la Broquerie
ot à la Villa Saint-Martin. Il n'est pas douteux main-