‹ Les révélations de l'écriture d'après un controle scientifiqueChapitre 58 sur 80 · GRAPHOLOGIE DE LA BONTE · texte numérisé non relu

GRAPHOLOGIE DE LA BONTE

L'orgueil : majuscules qui s'épanouissent en largeur, lettres qui s'exagèrent en hauteur; L majuscule se hissant sur sa base

La dissimulation : finales filiformes ; o ou a (ou lettres simulaircs) fortement bouclés

L'esprit de contradiction : première lettre d'un mot annoncée par un petit trait sec

Les signes suivants sont des composantes de la méchanceté :

B. L'humeur acerbe : abus ou accentuation des angles

La fourberie : o ou a (ou lettres similaires) ouverts par la base

La tracasserie : barres de t croisant la hampe par une oblique ascendante

Le despotisme dur : fortes barres de t en haut ou au-dessus de la hampe

La violence : massue projetée en avant; massue ascendante

N-B. Ces indications, limitées par la condition, ici imposée, de ne pas exéder vingt lignes d'impression, sont des plus sommaires. Elles livrent d'importants éléments du diagnostic, mais elle laissent en suspens de nombreuses questions que l'analyste peut être appelé à résoudre.

Voilà qui est bien.

11 s'agit maitenant de savoir comment les graphologues se servent de ces notions.

Tournons la page.

Le lecteur qui a bien voulu prendre connaissance des règles de méthode que je viens d'écrire dans, le chapitre précédent comprendra que le présent chapitre est simplement une sorte de musée que j'ouvre à sa curiosité. J'emploie ici la première des deux procédures indiquées précédemment. Je donne quelques écritures d'assassins, de ceux sur lesquels j'ai pu réunir pas mal de documents; puis je publie les portraits de ces assassins, tels qu'ils ont été brossés par des graphologues.

Gela est intéressant, sans doute, et on m'aurait même fait de graves reproches si j'avais manqué de publier des documents'^dece genre, mais ce n'est pas avec cette procédure qu'on peut arriver à contrôler la graphologie.

Vidal, le tueur de femmes.

Il sera bon de donner quelques notes caractéristiques sur chacun des assassins dont l'écriture a été utilisée.

Une étude longue, munitieuse et très complète a été publiée sur Henri Vidal par Lacassagne, Boyer, et Rebatcl '. On lit dans leur rapport que cet individu s'est rendu coupable de nombreux vols et de quatre assassinats, pratiqués tous les quatre sur des femmes. Le 26 novembre, il tentait d'assassiner, à Nice, une jeune fille galante, Joséphine Morero; il se précipita sur elle au moment où elle allumait sa lampe ; sans rien dire il la renversa et lui porta dans le dos un coup de couteau. Elle poussa des cris, il s'enfuit.

Le 6 décembre au soir, il était à Marseille; à deux heures du matin, il abordait dans la rue la fille Louise Guinard et l'accompagnait chez elle-

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