DE LA FIDÉLITÉ
Un soir, au concert Musard, Adolphe se laissa longtemps fasciner par les regards de serpent d'une demoiselle de l'Opéra — de l'Opéra ! Anaïs tomba de l'autel.
— Madame, tous êtes charmante, dit naïvement Adolphe à la nouvelle divinité, qui le regarda avec un peu d'ironie*
— Je sais bien, reprit-il, que je parle comme M. de La Palisse ; mais les vérités comme cellelà sont toujours bonnes à dire.
La belle, n'ayant pas grand'chose à faire, lui accorda un petit bout de sourire comme s'il eût été le cousin de M. Duponchel. Le chemin était ouvert , peut-être Adolphe eût-il pu aller jusqu'au bout, mais la paresse l'empêcha d'être inconstant. Le feu s'éteint par ici : voulez-vous en allumer par là. — Non, il faudrait y aller. — Voilà l'histoire des amours fidèles.
Cependant Adolphe touchait au couchant de son amour pour A nais.