‹ Les revenants; La maison de poupée;Chapitre 3 sur 31 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

politique, et il a dit dans une de ses poésies :

« Le bruit des masses m'épouvante, je ne veux pas laisser éclabousser mon habit par la boue des rues; je veux, en purs vêtements de fête, attendre le jour de l'avenir... >>

Mais son attitude n'a pas toujours été la même, il n'a pas toujours regardé les événements d'aussi loin, d'aussi haut, dirait-il peutêtre non sans raison, il a su s'y mêler à ses heures. Ses débuts ont été pénibles : la ruine de sa famille ayant interrompu ses études de médecin, il dut, pour pouvoir les continuer, accepter un emploi de commis pharmacien. Cette circonstance, cette position difficile que ses hautes ambitions rendaient sans doute plus pénible encore, les difficultés et les besoins misérables auxquels il se heurtait, tout cela le prépara à subir l'action de l'esprit révolutionnaire, et en 1848 le souffle de révolte qui passait sur l'Europe l'emporta. Il lui inspira ses premiers écrits : des vers aux Hongrois pour les encourager dans leur lutte, une série de sonnets au roi Oscar de

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