‹ Les rêves de MathéusChapitre 27 sur 71 · ACTE H, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE IV

MAZOURKA, après le pas des Nymphes.

Allons, mesdemoiselles, la ligne diagonale pour la descente de Diane. . . Diane descend et fait son monologue. . . {A Oclaric qui descend.) Va, mabonne. . .

MAZOURKA

Pantomime. — Diane se livre à sa douleur. — Kilo sanglote en mesure en se cachant la tôle dans ses mains. Mimons bien !. . . ( Octavie exécute ce qu'il décrit. )

MAZOURKA, suivant ses gestes et les imitant.

C'est ça. . . sanglote bien en mesure ! . . . récit de l'aKenlat. . . J'étais seule. — Un doigt en l'air. — Je n'avais pour vêtement unique... (A l'orchestre.) So]o décor... que ma chasielé... {A l'orchestre.) En ut. Audacieux Acléon. — Relève ki tète!... comme si lu disais : {Traijiquement.) Ah! canaille!. . . tu as osé regarder la lune dans son plein ! . . . { Frappant.) Vengeance! . . . Il mourrrra !

{Les Nymphes font un mouvement assez nonchalant .) MAZOUKKA, aux Nymphes.

Allons donc, mesdames... du nerf!.,, vous dites {D'un air moqueur et enfantin.) Il mourra, na!... comme s'il s'agissait de le mettre en pénitence. . . dites donc : {Avec force.) Il mourra, sacrebleu ! . . .

TOUTES, avec force.

Il mourra, sacrebleu ! . . ,

MAZOURKA, se dcsolaut.

Mais non ! . . . il mourra — du bras droit ! . . . sacrebleu — du pied gauche ! sans parler. {A deux petites danseuses, à gauche, qui regardent en l'air.) C'est pour vous qu'on recommence , mesdemoiselles.,. si vous vous amusez à regarder dans les avanlscènes. . . Ça n'est pas plus haut que ma botte et ça. . . Allez. . > une, deux, trois. . . (On refait le mouvement.) Bravo! . . . {Criant.) Ne bougez pas! ... là! . . Diane savoure d'avance les tortures de sa proie. . . Savoure bien, ma bonne, savoure. . . {S'irUterrcmpant, à Octavie.) Pardon, mon bon petit chat. . . {Il dépose son bâton.) sois donc plus altérée de vengeance !. . . tu as l'air de demander un verre d'eau sucrée. Le sentiment delà vengeance au théâtre, vois-tu, c'est cela. (// prend uiw attitude furieuse et pousse un rugissement.) Hein ! ... si je te dis cela, c'est dans ton intérêt.

OCTAVIE, arec emportement.

. Ah! vous m'embôiez!. . . D'abord si on m'ennuie avec voire vieux rôle. . . une panne! . . . j'aime mieux rompre mon engagement. . . {Elle va chuchoter vivement avec les nymphes.) MAZOURKA, vivement.

Non, non. . . c'est parfait. . . c'était une petite nuance de rien. D'ailleurs cequetufaisvautbeaucoupmieux, (A part,)B[ine, va h,,

mais il faut toujours les prendre par la douceur. (J l'orchestre, ) Allez, la fanfare !. . . (Fanfare de chasse.— Décrivant avec geste.) C'est lui ! . . . {Aux yymphes.) Il va la danser ! . . . Actéon ... en ces lieux ! . . . Sortez en désordre ! . . . [Elles disparaissent en dansant. ) Bien ! (Criant.) A l'entrée d'Acléon ! ... Eh bien ! . , . où est donc Actéon ! . . .

LE COSTCMIER, dans la coulisse de droite. Il ne peut pas trouver sa tète de cerf ! . . .

MAZOURKA

s'il avait mis sa tête à côté de son chapeau, comme je lui disais. . . (Criant à gauche.) Lâchez toujours les chiens. . . UN GARÇON, à la coulisse de çjauche.

Ils ne veulent pas entrer ! . . . Us ne font que de se battre ! . . .

MAZOURKA, perdant la tète.

Allons. . . Us se seront dit des mois ! . . . {Il y court et disparaît.)

ocTAviE, regardant à droite.

Ah ! voilà Actéon. . . (Elle prend une attitude sur le hanc de gazon qui est près de la grotte.)

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