‹ Les rêves de MathéusChapitre 28 sur 71 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

OCT A.\lEÎMk'THtVS,en Actéon Pompadour, et coiffé d'une tétede cerf. MATHÉUS, à part, entrant par la droite. C'est moi! c'est moi!... quelle idée lumineuse! •• • Pour me mettre au courant de la rivière ! La voici ! . . . [Sur l'air de chasse, il accourt niaisement aupetit galop, tombe haletant aux pieds d' Oc~ tavie et couvre sa main de baisers.) Ma tète de cerf me gêne un peu!

OCTAVIE, à mi-voix.

Finis donc, Ulric!. . .

MATuÉus, à part.

Ulric ! . . . Le danseur léger ! . . .

OCTAVIE, mimant dans le sens inverse de ce quelle dit à voix basse. U ne faut pas que mon tyran nous remarque. (Elle mtme la surprise et l'indignation de- la déesse à la vue d' Actéon, qui, dans le ballet, est censé devoir l'implorer.)

MATHÉUS, à part.

De qui veut-elle parler?. . .

OCTAVIE, bas.

Tu ne joues pas ton rôle.

MATHÉrs, se secouant.

Ma tête de cerf me gêne horriblement ! . . .

OCTAVIE, riant et à voix basse.

1\ est là-bas. . . au fond de sa baignoire! je gage qu'il ne me quitte pas des yeux . . . U est si assomman! !

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