SCÈNE V
OCT A.\lEÎMk'THtVS,en Actéon Pompadour, et coiffé d'une tétede cerf. MATHÉUS, à part, entrant par la droite. C'est moi! c'est moi!... quelle idée lumineuse! •• • Pour me mettre au courant de la rivière ! La voici ! . . . [Sur l'air de chasse, il accourt niaisement aupetit galop, tombe haletant aux pieds d' Oc~ tavie et couvre sa main de baisers.) Ma tète de cerf me gêne un peu!
OCTAVIE, à mi-voix.
Finis donc, Ulric!. . .
MATuÉus, à part.
Ulric ! . . . Le danseur léger ! . . .
OCTAVIE, mimant dans le sens inverse de ce quelle dit à voix basse. U ne faut pas que mon tyran nous remarque. (Elle mtme la surprise et l'indignation de- la déesse à la vue d' Actéon, qui, dans le ballet, est censé devoir l'implorer.)
MATHÉUS, à part.
De qui veut-elle parler?. . .
OCTAVIE, bas.
Tu ne joues pas ton rôle.
MATHÉrs, se secouant.
Ma tête de cerf me gêne horriblement ! . . .
OCTAVIE, riant et à voix basse.
1\ est là-bas. . . au fond de sa baignoire! je gage qu'il ne me quitte pas des yeux . . . U est si assomman! !