SCÈNE PREMIERE
OCTAVIE, LÉONIDAS. {Octavie en négligé coquet est à sa toilcUr. Léonidas, en costtime simple, est debout appuyé sur son fauteuil.)
LÉONiDAS, conlinuant une conversation.
Non, mais, n'est -il pas adorable, ce bon petit Mathéus, qui nie croit encore endormi chez lui, tandis que je suis là près de vous.. .
OCTAAIE.
Vous êtes un fat... et vous avez eu tort. Si quelqu'un vous avait vu. . . cela pouvait tout perdre!... Un établissement magnifique pour moi !
LÉOMDAS, d'un ton galant.
Oui, il parait fort épris... Mais, est-ce qu'il ne me sera pas permis de vous parler un peu de moi? de vous rappeler mon amour, ma lidélité?.. .
OCTAVIE
Je TOUS le défends!
LKOMDAS.
Ah ! vous n'avez pas toujours été si cruelle!
OCTAVIE
Vous vous ferez battre, mauvais sujet. {En voulant lui donner un coup sur les doigts, elle se fait mal.) Aïe!.. . quelle est donc cette superbe bague ? . . . un présent de femme ?
LÉONIDAS
Non ! . . . Dans la guerre de Valachie, un riche voïvode, auquel je sauvai la vie. . .
OCTAVIE, la lui ôtant du doigt.
Elle est fort distinguée. .. {La passant a son doigt. ) Elle uic plail beaucoup ! . . . Tiens ! elle me va !.. , iÉONiDAS, inquiet, l>u tout ! Elle est trop grande ! . , ,'
Je vous dis qu'elle me vo.-.. Et U preuve, c'est que je kx garde ! . , ,
"32 ItS UÈVliS DE MATIIÉI'S.
LÉONiDAS, vexé.
La preuve est excellente!... mais... (On entend le marteau qui frappe à la porte de la rue. )
OCTA.VIE, écoutant d'un air alarmé.
On a frappé ! . . .
LÉONIDAS
Qu'importe?. . . N'es-lu pas avec ton frère?. . .
OCTAVIE
Un frère qui ne loge pas chez sa sœur'ne vient pas de si bonne lieure... (Voyant sa soubrette qui entrouvre la porte.) Ah!... Fiorina ! . . .