‹ Les rêves de MathéusChapitre 30 sur 71 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

OCTAVIE, LÉONIDAS. {Octavie en négligé coquet est à sa toilcUr. Léonidas, en costtime simple, est debout appuyé sur son fauteuil.)

LÉONiDAS, conlinuant une conversation.

Non, mais, n'est -il pas adorable, ce bon petit Mathéus, qui nie croit encore endormi chez lui, tandis que je suis là près de vous.. .

OCTAAIE.

Vous êtes un fat... et vous avez eu tort. Si quelqu'un vous avait vu. . . cela pouvait tout perdre!... Un établissement magnifique pour moi !

LÉOMDAS, d'un ton galant.

Oui, il parait fort épris... Mais, est-ce qu'il ne me sera pas permis de vous parler un peu de moi? de vous rappeler mon amour, ma lidélité?.. .

OCTAVIE

Je TOUS le défends!

LKOMDAS.

Ah ! vous n'avez pas toujours été si cruelle!

OCTAVIE

Vous vous ferez battre, mauvais sujet. {En voulant lui donner un coup sur les doigts, elle se fait mal.) Aïe!.. . quelle est donc cette superbe bague ? . . . un présent de femme ?

LÉONIDAS

Non ! . . . Dans la guerre de Valachie, un riche voïvode, auquel je sauvai la vie. . .

OCTAVIE, la lui ôtant du doigt.

Elle est fort distinguée. .. {La passant a son doigt. ) Elle uic plail beaucoup ! . . . Tiens ! elle me va !.. , iÉONiDAS, inquiet, l>u tout ! Elle est trop grande ! . , ,'

Je vous dis qu'elle me vo.-.. Et U preuve, c'est que je kx garde ! . , ,

"32 ItS UÈVliS DE MATIIÉI'S.

LÉONiDAS, vexé.

La preuve est excellente!... mais... (On entend le marteau qui frappe à la porte de la rue. )

OCTA.VIE, écoutant d'un air alarmé.

On a frappé ! . . .

LÉONIDAS

Qu'importe?. . . N'es-lu pas avec ton frère?. . .

OCTAVIE

Un frère qui ne loge pas chez sa sœur'ne vient pas de si bonne lieure... (Voyant sa soubrette qui entrouvre la porte.) Ah!... Fiorina ! . . .

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