SCÈNE VI
GABRIELLE, de côté. MATHÉUS, « tahlr.
I Ar.RiELLE, à elle-même et se laissant tomber sur une chaise qui est devant le comptoir.
Ah ! . . . je croyais avoir plus de courage ! . . . mais il m'abandonne tout à faii!. . .
MATHEUS, la regardant de loin.
Eh bien ! . . . cette jeune fille. . . qui tombe en syncope !.. (Courant à e/ie.) Mon enfant !.. . (Lui frappant dans la main et la recoimaissant). Ah!. . . mon dieu !. . . mais c'est . . . revenez à vous. . . Gabrielle ! . . . vous êtes près d'un ami !..
GABRIELLE, ctonnée, le regardant.
Monsieur ! . . .
MATHÉIS.
\ous ne reconnaissez pas Malhéus Frock. . .
GABRIELLE, ovec H/i cri de joie.
Est-ce possible ! . . . M. Mathéus ! . .
MAXnÉLS.
Des pieds à la tête ! . . ,
GABRIELLE
Ah !.. . quel changement ! . . .
MATHELS.
Je crois bien!... trois mois de prison... ça ne vous refait [•as un homme !. ..
GABRIELLE
De prison ! Quel crime aviez-vous donc commis ? . . . MATHÉts, secouant la tête.
Lu crime que l'on ne pardonne pas. . . J'étais ruiné à plate
coulure!. . .
GABRIELLE
Comment?. ..
MATHÉUS
C'est le lendemain de votre départ que la bombe a éclaté.. . La
.justice s'en est mêlée alors je ne pouvais en réchapper. . . .
Tout y a passé. . • . je me suis écrowlé comme le clocher de
ïNuremberg ! . . . Et, en me trouvant libre, je ne devais plus rien... niais je n'avais pas un florin. . . et pas un ami. . .
GABRIELLE , ttvec itn mouvement de joie qu'elle réprime.
Quoi! cette immense fortune Mais mademoiselle Octavie
•jiie vous deviez épouser?