DEUXIÈME PARTIE
se rendit pour sa santé à Épidaure, où il eut un songe suivant son désir1.
Galien n'a pas craint d'attribuer la guérison d'une maladie qu'il avait eue dans sa jeunesse à une saignée pratiquée selon le mode dont il avait reçu l'indication en rêvant2.
Plutarque, parlant du temple deMopsus, en Cilicie, dit expressément que les malades allaient y dormir selon la coutume, et que la divinité interprétait par la bouche de son oracle les songes qu'elle avait envoyés durant leur sommeil à ceux qui étaient venus la consulter.
Pausanias, dans ses attiques, explique que les malades qui avaient recours à l'oracle d'Amphiaraùs immolaient un bélier et s* endormaient sur sa peau, pour attendre des songes significatifs. Des faits analogues sont mentionnés par Strabon, à propos du temple de Sérapis, à Canope, et de deux heroous , monuments historiques dédiés le premier à Caloas , le second à Podalire, lesquels étaient situés l'un au sommet, l'autre au bas d'une colline de la Daunie. Du temps même de cet écrivain, on parlait des guérisons miraculeuses obtenues dans ces lieux célèbres. Le bélier sacrifié devait être noir. Sa peau servait aussi de couche aux dormeurs3.