DÉDICACE
que le tien est coquet et tentateur. » Puis, songeant que toutes les autres femmes pouvaient avoir imité cet exemple, je ne crus plus à leur beauté menteuse, et je demeurai persuadé que celles qu'au premier abord j'avais considérées comme autant d'étoiles, n'étaient en réalité que des astres éteints. Alors mon regard sceptique, repoussant toute illusion, se prit malgré moi à sonder les mystères de leurs toilettes et à séparer d'elles tout ce qui ne leur appartenait pas. Cette investigation fut horrible.
Je sortis des Italiens le cœur navré. A la porte, je rencontrai un médecin et un vaudevilliste, auxquels je fis part de mes impressions. Le médecin me répondit que non-seulement les femmes vendaient leurs cheveux, mais qu'il y en avait d'autres qui vendaient leurs dents, et que c'était un commerce très-lucratif.
Quant au vaudevilliste, il ne me dit rien et se contenta de m'écouter. Trois mois après, il fit une pièce en deux actes avec l'histoire que je lui avais racontée.
Voilà, madame, l'aventure qui m'a fait écrire ce
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conte que j'ai l'honneur de tous dédier, persuadé que vous voudrez bien accepter cette dédicace, «a souvenir délia pauvre fille qui se coiffe à la Titus, depuis le jour où vous portez des bandeaux.