‹ Les révoltées: comédie en un acteChapitre 2 sur 26 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

BRION

Dans quatre, cher ami. Je m'y prends assez tôt . Ma cause ne viendra qu'à deux heures.

DARGIS.

Il fa'it Que je la sache, au moins.

BRION

Baht c'est toujours la n-.ême; Vos varialicns B^nt prêtes sur ce thème.

Vous savez si je suis voleur de grands chemins? Mais j'aime le plaisir et le prends des deux mains.

DARGIS.

Des deux mains! — Cher ami, vous en parlez à l'aise. Vous ôles marié, Brion, ne vous déplaise.

BRION

Qui de nous n'a rempli ceite formalité ?

DARGIS.

Mais votre femme a tout, la grâce, la beauté Et l'esprit.

BRION

Trop d'esprit 1 Oh ! je Uif rends justice.

DARGIS.

Est-ce assez?

BRION, 86 levant.

Puritain 1 — Soit, condamnons le vice.

Il est léger, railleur, badin et court vêtu. Mais trouvons-le joli, par grâce.

DARGIS, ge levant.

Et la vertu?

BRION

La vertu? je la crois parfaite, sur parole.

Je garde pour la fin cette dernière idole, Et me hâte de vivre avant le couvre-feu.

DARGIS.

Que vous reproche- t-onf

BRION

Il vous faut cet aveu?

Eh bien, mon cher ami, je l'ignore. — Un dimanche, Madame de Brion m'écrit de sa main blanche :

Je vais à Cliambéry. —C'était inoffensif; Mais le lundi matin, on m'assignait tout vif.

^■^Mte

OARGIS.

Yoilà tout?

BRION

Voilà tout.

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