‹ Les révoltées: comédie en un acteChapitre 8 sur 26 · PAROIS · texte numérisé non relu

PAROIS

Madame, est-ce bien là ce qui vous préoccupe ?

CLAIRE

J'admets qu'on soit victime, il le faut bien, mais dupe ? Oh 1 non, ce serijiit trop ; dupe de son mari ! £t c'est ma vanité que je mets à l'abri.

(Elle remonte.) DARGIS***.

Vous donnez au public la fête d'un scandale.

GLAIRE

Le scandale est tout fait ; puisque monsieur l'étalé Aux yeux des complaisants qui lui servent d'amis, 11 ne m'en voudra pas s'il se croit compromis.

(Elle s'assied près de la chemia^e.)

* Glaire, Brioo, Dargis.

•* BrJon, Claire, Dareis.

*** BrioD, Dargis, Suzanne, Claire.

DAR6I8, refflontant *.

J'admets une faiblesse, une faute, un caprice; Punissez-nous, madame, et ce sera justice.

Mais rompre avec celui que l'on vient d'épouser ! Ce sont la des liens qu'on ne peut pas briser.

GLAIBE.

On ne les. brise plus, je sais, on les allonge ; Et puii cela se porte après sans qu'on y songe.

(a SnianiM.) Suzanne, convenez que monsieur plaide bien Pour les droits des maris et l'amour... mitoyen.

SUZAr^NE, à Dargis.

Vous approuvez monsieur de Brion ?

Non, Suzanne.

SUZANNE

Vous pensez, comme nous, qu'il faut qu'on le condamne ?

DARGIS.

Tout à fait ; seulement, je suis son avocat.

CLAIRE, se lerant ainsi que Soianne.

Et vous n'en dites rien I ce n'est pas délicat. Vous savez, à présent, les moyens que j'oppose. (On apporte one lettre à Dargis, qui la prend, la regarde, et reste embarrassé.) Mais nous VOUS dérangeons.

(Elle s'apprftte à sortir.) SUZANNE.

Vous plaidez cette cause ?

DARGIS, an comble de l'embarras. ^ Sur un simple aperçu général et succinct.

Presque sans la connaître, en aveugle.

GLAIRE

D'instinct.

C'est tout simple, la cause est bien un peu la vôtre.

DARGIS, interdit.

La mienne T

SUZANNE

Vous croyez ?

CLAIRE, en sorUnt.

Ma cbère^ un jour ou l'autre^

* BrioD, Claire, Suianne, Dargis,

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