PAROIS
Madame, est-ce bien là ce qui vous préoccupe ?
CLAIRE
J'admets qu'on soit victime, il le faut bien, mais dupe ? Oh 1 non, ce serijiit trop ; dupe de son mari ! £t c'est ma vanité que je mets à l'abri.
(Elle remonte.) DARGIS***.
Vous donnez au public la fête d'un scandale.
GLAIRE
Le scandale est tout fait ; puisque monsieur l'étalé Aux yeux des complaisants qui lui servent d'amis, 11 ne m'en voudra pas s'il se croit compromis.
(Elle s'assied près de la chemia^e.)
* Glaire, Brioo, Dargis.
•* BrJon, Claire, Dareis.
*** BrioD, Dargis, Suzanne, Claire.
DAR6I8, refflontant *.
J'admets une faiblesse, une faute, un caprice; Punissez-nous, madame, et ce sera justice.
Mais rompre avec celui que l'on vient d'épouser ! Ce sont la des liens qu'on ne peut pas briser.
GLAIBE.
On ne les. brise plus, je sais, on les allonge ; Et puii cela se porte après sans qu'on y songe.
(a SnianiM.) Suzanne, convenez que monsieur plaide bien Pour les droits des maris et l'amour... mitoyen.
SUZAr^NE, à Dargis.
Vous approuvez monsieur de Brion ?
Non, Suzanne.
SUZANNE
Vous pensez, comme nous, qu'il faut qu'on le condamne ?
DARGIS.
Tout à fait ; seulement, je suis son avocat.
CLAIRE, se lerant ainsi que Soianne.
Et vous n'en dites rien I ce n'est pas délicat. Vous savez, à présent, les moyens que j'oppose. (On apporte one lettre à Dargis, qui la prend, la regarde, et reste embarrassé.) Mais nous VOUS dérangeons.
(Elle s'apprftte à sortir.) SUZANNE.
Vous plaidez cette cause ?
DARGIS, an comble de l'embarras. ^ Sur un simple aperçu général et succinct.
Presque sans la connaître, en aveugle.
GLAIRE
D'instinct.
C'est tout simple, la cause est bien un peu la vôtre.
DARGIS, interdit.
La mienne T
SUZANNE
Vous croyez ?
CLAIRE, en sorUnt.
Ma cbère^ un jour ou l'autre^
* BrioD, Claire, Suianne, Dargis,