‹ Les révoltées, comédie en un acte, en vers. Par Edmond GondinetChapitre 12 sur 27 · BRIO · texte numérisé non relu

BRIO

Il ne vous restera plus rien à respecter.

DARGIS.

Vous ne connaissez point cette passion fauve, Tout m'accable.

BRiOX, changeant de too, avec joie.

Mais non. Et cette mort vous sauve.

Au contraire.

DARGlS.

Comment?

BRIOX.

Vous vous rejetterez Sur le deuil du défunt; c'est dix mois d'assurés.

DARGIS, avec doute.

Dix mois?

BRION

Mettez huit jours; c'est, du moins, une trêve. Deux heures vont sonner, Dargis. je vous enlève.

DARGIS, se levant.

Je me rends.

BRION

Venez donc.

DARGIS, cherchant.

Mais je n'ai pas la clé.

BRIOX.

Ah ! bon.

DARGIS.

Je plaide mal quand j'ai l'esprit troublé.

BRIOX.

Oui, oui, je vouscomprends, cherchons, cherchons ensemble.

DARiîIS, montrant un trouble croissant.

C'est la clef de ce meuble,

(Le regardant.) Ah! bien. —Votre main tremble.

Vous aurez à l'exorde une attaque de nerfs. Laissez-moi seul ici , je mets tout à l'envers, J'effeuille vos Cujas, je vide vos Barthole; Courez au tribunal et prenez la parole, Vous aurez votre clef.

DARGIS.

Puis-je y compter?

BRION

Parbleu I Il y va de ma cause.

DARGIS, prenant son chapeaa.

Ah! j'ai la tète en feu.

BRION, le conduisant à la porte de droite. Vous connaissez l'affaire, au moins?

DARGIS.

Soyez tranquille.

BRIOX.

Treize, cité d'Antin, n'est pas mon domicile.

DARGIS, sans l'écoater.

Que dirai-je à présent? il est mort!

BRION, désespéré.

Je perdrai, (il bouleverse Tappartement, et s'arrête interdit quand Suzanne parait.)

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