LIVRE PREMIER
CiiAiiTRE I". — Constitution de l’Italie barbare i7
Fin du monde antique. L’Italie esclave. Ses Révolutions sont des Restaurations. Pourquoi elle a une destinée unique entre les peuples chrétiens? Qui empêche la nation de se rormcr? Renaissance liarliare.
CiiAP. II. — Le saint empire romain 25
Un César féodal. Que renfermaient les luttes des Guelfes et des Gibelins? Question de la souveraineté. L’Italie au moyen âge, inféodée à l’Italie antique, n’a pas la conscience du droit, et cherche son appui hors d’elle-même. Des républiques sans la souveraineté du peuple. Une nation vassale. Le droit nouveau ne se fonde pas. Quelle est la véritable origine de la féodalité?
Chap. III. — La papadté et les répiibliql'es 35
L’Italie prend le ternpiTament de l’Église. Un cosmopolitisme informe. Illusions communes à tous les partis. Restauration de la monarchie romaine universelle. Un droit chimérique. Contradiction entre le samtsiége cl la nationalité.
CiiAp. IV. — Ligue lombarde 44
Efforts de ritalie pour produire une nation. Pourquoi la victoire a été inutile? La liberté sans la nationalité. Loi des révolutions. La noblesse, la bourgeoisie, le peuple.
r..'!î TABLE.
ClIAP. V. — ÉnCCATION DES PEUPLES DD MIDI DE l’Ei’ROPE, EN GÉNÉRAL. 62
Principe de rorniation de leurs liltéralurcs. En quoi leur idéal difTère de l’idéal antique. Un paganisme chrétien. Rapports nouveaux de la religion et des arts. L’Église et le poète ne parlent plus la même langue. Conséquences sociales de ce divorce. Instincts particuliers de l’Italie et de l'Espagne. Du génie national dans ses origines populaires. Le midi de l’Europe dans la conslilulion du monde moderne.
CuAP. Vf. — Renaiss.ance soci.ale par l’amodr 76
Genèse du monde moderne. La Provence. Mission des troubadours; médiateurs entre les classes. Union de la châtelaine et du serf; mariage idéal de la noblesse et du peuple; coininencement de la société laïque. Inlluence de la femme sur la formation des langues vulgaires. Rapports de la Provence et de l’Italie. Principe de la société et de la famille au moyen âge.
CiiAP. VIL — Dante. . . 91
lia Comédie divine, expression de la conscience et des instincts du peuple italien. Éilucation par la mort, l’exil. Pressentiment d’un monde social (|ui se meurt. A quelle église Dante appartient-il? La Comédie divine et les Autos <le Calderon. Politique de Dante. Le droit du plus fort. Comment le moyen âge interprétait son poème ; une Apocalypse de la société laïque.
Chap. VIII. — Une RÉvoLDTiON MOR.ALE. Pétrarque 127
Les partis politiques épuisés. Retraite de l’Église à Avignon. L’âge de puberté du cœur humain. Pétrarque marque l’unité du génie des modernes. Pourquoi sa passion est devenue une légende? Accord de l’amour de Pétrarque et de l’idéal du moyen âge. Du vague dans les passions au quatorzième siècle. L’homme, pour la première fois séparé de l’Église et des partis politiques, se trouve seul dans l'humanité. Pétrarque précurseur de .1. J. Rousseau. Nouvelle poétique. Les premiers poètes italiens font l'oITice des prophètes, liléal |)latoniqiie de la nationalité italienne. Le roi de la Renaissance.
Chap. IX. — L’art inidr l’art. Boccack 159
L’Italie est vaincue plus que le reste de la chrétienté dans les croisades. Le parti de l’Église commence à se railler lui-méme. Le parti du saint empire pouvait être le sujet d’un Don Quichotte italien. Le Décaméron de Boccace, première expression de la bourgeoisie italienne; joie de l’homme qui vient d’échapper au terrorisme du moyen âge. Que l’art pour l’art a étouffé la tendance à la réforme religieuse et politique. Reproches à Boccace, l’ancêtre des indifférents. Incapacité de souffrir moralement, première cause de la décadence. Boccace amuse et enchaîne l’Italie. Le Décaméron et les Nieheliingen.
TABLli. 557
IllUI' \. — l.\ mil lll.KolSIK ET l.A CllliV.\I.BniL 151
\ Chute du parti de TKiiipire. L’esprit de la bourgeoisie ruine les tra- ' ditions ehevaleresques. Le saint-empire romain démasqué par Piilci, Arioste. Ils raillent les nationalités. L’Italie met son génie à s’oublier ! elle-même. Le Ifoland furieux, image de l’esprit humain dans la Renaisl sance.
y IUP. XL — La doubgkoisie et le peuple 167 ^
Pourquoi le règne de la bourgeoisie a duré en Italie. Organisation politique du travail. Guerres sociales entre le peuple gras et lepeugle maigre. Impossibilité d’associer les classes. Une teireur de trois siècles. Comparaison de la bourgeoisie italienne au moyen âge et de la bourgeoisie
au dix-neuvième siècle.
Ciivi’. Xll. — Le principe des ncpi la.ioiEs italiknnks 184
La terreur.
CiiAP. XTIT, — Une révolutiox sociale lt>5 -A
Les Ciompi.
Chap. XIV. — Une révolchon fiscale 2*21
L’impôt sur le capital dans la république de Florence.