XVIII PREFACE
avoir voulu la confisquer ta son profit en laissant en péril son principal auxiliaire riiéroïque Mina?
L'histoire de l'Empereur Jhirbide n'est pas moins accidentée , moins dramatique et moins féconde en enseignements pour les hommes de tous les partis.
Mais le récit dans lequel l'écrivain s'élève à la plus grande hauteur comme historien , c'est celui de la vie de Santa Anna , c'est l'étude de ce caractère si singulièrement formé des éléments les plus opposés, de cette âme romaine si fortement trempée, qui animait, par un singulier jeu de la nature, un corps sujet à des accès de sybaritisme chronique .
Les luttes de ce héros étrange, tour à tour fanatique de la légalité et vainqueur implacable, contre le généreux et magnanime Bustamente, qui eut la gloire de conclure avec l'Espagne le traité de paix
PREFAGE XIX
dans lequel l'iudépendance du Mexique fut proclamée et reconnue, ces luttes dramatiques et fécondes en incidents bizarres sont racontées avec cette yerve entraînante qui sait prêter aux événements historiques tout rintérêt du roman le plus mouvementé. On sent que l'auteur n'apprécie pas moins les vertus et les tentatives pacifiques du président ami des Arago, et les talents d'un homme d'État de la taille de Don Lucas Alaman, que le courage enireprenant et la bravoure téméraire des célèbres guérilleros qui les ont précédés.
Avec quelle vérité et quel éclat de couleur Gabriel Ferry sait peindre le théâtre si mobile et la mise en scène si brillante de ces drames révolutionnaires du. Mexique, on le devine aisément quand on a lu les beaux livres auxquels il a dû sa légitime célébrité. ^
Dans ses autres ouvrages pourtant on ne l'a connu