‹ Les revolutions du temps synthese prophetique du 19. siecleChapitre 111 sur 132 · XVIII. —LA GUERRE · texte numérisé non relu

XVIII. —LA GUERRE

blesse contre la force physique stupidement oppressive, brisé les armures d’acier et renversé la Féodalité ;

Elle a substitué encore, la tactique militaire, c’est-à-dire l’inlelligence, à ce sauvage élan des hommes qui rendait leurs combats semblables à ceux des bêles ;

Elle a introduit enfin jusqu’à la charité dans la guerre, car jadis on frappait encore du poignard un ennemi par terre, et «aujourd’hui on tend la main au blessé qui a laissé tomber son fusil.

Le canon fait plus de bruit que de besogne, c’est presque une arme défensive.

— 11 en a été tiré en face et dedans Sébastopol plus de mille coups pour frapper un homme, avec le gros calibre encore !

— Le prix en dégoûtera.

— Que l’Industrie, qui a tant besoin de la paix, complette donc l’œuvre civilisatrice de la poudre en inventant une machine à faucher une armée comme un pré , et la guerre sera finie.

ETABLIT LA PAIX

C’est à vous, Messieurs du Congrès de la Paix, si vous voulez atteindre ce noble but, d’encourager les inventeurs.

Dans votre prochaine séance :

— Parlez moins et proposez un prix de 50,000 francs pour celui qui trouvera la plus ingénieuse machine à tuer des hommes.

Le monde vous en remerciera bientôt, et le terrible instrument, qui ne servira même pas, tant on en aura peur, transporté dans la cour du Conservatoire des Arts et Métiers, y restera, pour enseigner à la Postérité comment le xix c siècle à délivré l’Humanité du fléau de la guerre.

— Mais que deviendront les soldats, s’il n’y a plus de guerre?

Cela peut se calculer :

— Coûterait-il plus cher de favoriser la colonisation , c’est-à-dire de faire vivre cinquante mille hommes, que d’en faire tuer vingt-cinq mille'?

— L’ambition des Tzars nous a mis à même

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