‹ Les revolutions du temps synthese prophetique du 19. siecleChapitre 110 sur 132 · X VIII. — LA GUERRE · texte numérisé non relu

X VIII. — LA GUERRE

rité que nous n’aurions pas dû oublier.

Voici la fable :

Neptune, Dieu des mers, et en cette qualité présidant à l’alliance de toute la terre, voulut un jour lutter avec Minerve, Déesse de la guerre, à qui des deux produirait la chose la plus utile aux hommes :

Neptune frappa le rivage de son trident et en fit sortir un cheval fougueux , emblème des combats.

Et Minerve, touchant la terre du fer de sa lance, y fit naître l’olivier, emblème de la paix.

Il est vraiment à regretter que le Congrès pacifique n’ait pas pris ce Symbole pour cachet, et ait préféré l’allopathie du langage à l’action homéopathique de la guerre.

Heureusement l’Humanité, dont le Congrès est toujours ouvert, marche toute seule d’un pas accéléré à l’extinction de ce fléau, qui s’étouffera dans la rage de ceux qui le suscitent.

N’est-ce pas, en effet, à mesure que les

ÉTABLIT LA PAIX

Hommes ont inveulé des instruments plus terribles pour s’entre-détruire qu’ils sont arrivés à un résultat tout différent ?

— Anciennement, quaud deux armées se ruaient l’une sur l’autre , et se rencontraient corps à corps à l’arme blanche, l’une des deux était anéantie — c’est ce qui est toujours arrivé quand on n’a pas voulu faire de captifs.

La défaite des Cimbres par Marius et cent autres exemples plus modernes sont là pour le certifier.

C’est donc à l’invention de la poudre à canon , qui a soulevé' toutes les malédictions des prétendus amis de l’Humanité, que celleci doit au contraire le premier soulagement aux cruelles conséquences de la guerre, et presque l’ère de sa libération.

Je passe sous silence les avantages industriels de la poudre ; je veux la relever seulement de tout le mal qu’on lui a prêté par ignorance.

Non-seulement la poudre a armé la fai-

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