XX. — SENTIMENT
Celle loi, c’est celle du Cercle, qui est la représentation géométrique de l’Infini et dont voici le texte : — les extrêmes se touchent , d'où les contraires s'attirent et les semblables se repoussent, et le commencement et la fin sont dans le même point.
C’est aussi la loi du Sentiment équilibré entre ses deux extrêmes insaisissables, la Foi et la Raison, qui se réunissent en lui, et dont l' homme sentant est le seul juge.
La Logique officielle appelle cercle vicieux tout argument dilemmatique qui renferme une proposition entre ses deux extrêmes.
—11 n’y a au contraire de proposition vicieuse que celle qui n’est pas un cercle. La Vérité éternelle est dans l’éternité de celte figure, — et c’est à la briser que les hommes s’occupent depuis le commencement du monde, du moins autant qu’on s’en souvient.
Ainsi les prétendus amis du naturel s’acharnent dans la supposition la plus antinaturelle que puissent créer l’ignorance et la
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bêtise humaines. Ils établissent une cause en dehors de ses effets !
— Et quelle Cause vont-ils chercher encore?
— La première celle qui doit donner l’exemple à toutes : — Dieu !
Cette prodigieuse hallucination est la véritable chute de l'IJomme , qui s’abaisse ainsi en abaissant Dieu, dont le souffle l’anime. — Elle est donc aussi la cause de tous les maux qu’égrène l’Humanité , comme les perles d’un collier dont le fil est rompu.
On a voulu sortir Dieu de ses œuvres, comme s’il pouvait être souillé parce qu’il a fait lui-même ; et l’on n’a pas songé que ses œuvres étant infinies, on ne pouvait l’en Taire sortir qu’e/î le rédui»a:it à rien!
— Dieu qui es en moi ! Moi qui suis en toi !
Dilemme sacré de la Vérité !
—Comment vas-tu rentrer enfin dans cet Univers dont les Religions t’ont chassé pour asseoir ton trône sur le vide?
— La voix du Sentiment me crie que tu es las de tant de sottises et que tu n’as laissé les